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4月5日

Et si Dieu ...

Et si Dieu ...

Et si dieu existait ? Voilà, je le crois une hypothèse qui venant de moi choquera certain. Oui, je crois en Dieu ! Pas en le dieu que nous décrive les textes dits saints, mais plutôt en ce dieu que nous envisageons parfois ... Les " écritures " nous parlent de l'idée que certains théologiens se faisait du bien, non de ce que Dieu en pense ! En effet, durant les années qui suivirent la naissance de la chrétienté, des concepts forts et des règles bonnes furent édictés. Malheureusement, à bien des moments, des hommes s'octroyèrent le droit de se déclarer les envoyés de Dieu sur terre, ses émissaires, ses ayants droits !
Ce que les premiers apôtres apportèrent au monde, fut galvaudé, modifié, humanisé. Lors de multiple synodes (réunion ecclésiastique ayant réformé les textes saints), l'homme apporta les solutions aux problèmes que Dieu avait laissé en suspend. Durant le XXème siècle, on octroya par ce biais une âme aux femmes. Grande révolution, en effet, que cet édit qui ne faisait que rétablir une vérité évincée lors du synode de Constantinople du IXème siècle. Eh oui, ce n'est que lors de ce synode, que la question, qui n'aurait su se poser sans volonté de dénigrement de la femme, de son âme fut posée. Les tendances de l'époque voulaient faire de celle-ci une esclave de l'homme, au XXème siècle, la volonté de celle-ci leur permis de regagner leur égalité religieuse.
Je penses, moi, que cette religion chrétienne que l'on se permet souvent de dénigrer a oublié sa première règle :
" Tu ne vénéreras pas les idoles "
Les idoles sont de nos jours multiples, mais l'une des plus marquantes n'est-elle pas " l'homme en blanc " ? Cet homme qui est jugé comme le " chef " de l'église par les chrétiens comme les athés !
Dieu n'a, selon moi, édicté qu'une seule règle :
" Fais le bien "
Et à chacun de trouver en lui ce qu'est " son " bien.
Face à Dieu, un seul être pourra défendre vos choix, vous ! Nul homme, nul créature, ne pourra s'interposer entre vous et lui. Si ce n'est pour ce dieu, dont l'existence importe peu, faites le bien pour le regard que vous posez sur vous. Alors, si il existe, il saura entendre les raisons de votre cœur, et, s'il n'existe pas, vous pourrez vous endormir le cœur en paix.
Je crois en Dieu, il est en moi, il me juge !

Les ombres luttent ...

23.03.01

Les ombres luttent, encore, pour sauvegarder la nuit, dans la ville, tout est calme. Les silences occupent, encore, le terrain.
Dans cette zone, en transit, de notre planisphère, les humains hésitent à accepter le défi de ce nouveau jour.
Autour de moi, les ombres humaines attendent leurs propriétaires, errants, encore, aux frontières du rêve et du réel.
Et je suis là, mes yeux regardent ce monde et hument les murmures des formes de ma vie.
Je n'ai pas les moyens de les partager, puisque mon regard n'a su se marier à un autre regard.
Alors, c'est avec toi, crayon, que je fais ce voyage. Toi qui n'a comme paysage que cette page à parcourir.
Me voici, de nouveau, au porte d'un jour, promesse langoureuse d'un hasard capricieux, passage obligé vers un demain en devenir ou étape d'un voyage vers une mort annoncée, il déroule le tapis et je choisis le pas.
Si, d'un sourire, une forme féminine allume l'étincelle dans mes yeux en sommeil, je sentirais, c'est sûr, les herses se lever et la vie me rappeler les promesses d'un avenir. Mais le sourire manque, alors, je ne glisse pas.
Si j'étais l'une des briques d'un autre avenir, si, sur moi, quelqu'un voulait construire, si la forme de mon avenir voulait être partage, je traverserais ce passage, sans même hésiter.
Mais, nul ne compte plus sur moi, alors, je ne glisse pas.
Je voyage, donc, vers l'inéluctable fin, sans remords, ni urgence, sans espoir ni attente et je relate ma course, rapportant l'ennui et les si courts printemps.

Mercenaire ...

Je suis mercenaire.
Je suis guerrier, ne vous déplaise.
Je connais les mots, je sais les gestes qui interpellent les démons, les souvenirs brûlants, les douleurs cachées.
J'ai bien des armes, des lames, des pièges pour les faire sombrer dans le feu de ma tendresse.
Je ne suis qu'un mercenaire, je cherche la richesse du cœur.
Libre dans d'appréciables délais, je ne cherche pas un type de partenaire précis.
Je ne juge pas à l'apparence, cessez de croire que vos formes m'interpellent.
J'ai quelques moments, dans mon emploi du temps, pour tenter de résoudre votre problème.
Je sais montrer que l'homme, le masculin, peut, pour certains, connaître l'Amour.
Je sais prouver que nul n'est exempt d'aimer et d'être aimé.
Je demande un salaire.
Il est élevé, alors, pensez-y bien.
Je demande a être séduit.

Anne ...

Ne pleures plus, petite fille, il est fini ce temps maudit, il est bien loin, maintenant.
Ne pleures plus, par ton sacrifice, même inutile, à la vie de tes enfants, tu l'effaceras le souvenir de cette distance, de cet abandon, dans ta mémoire.
Tu effaces, de la face du monde, par ton abandon, la trace de cet égoïsme qui l'a poussé à t'abandonner.
Tu es le contrepoint, la démonstration, tu as poussé si loin, tu t'es tant donnée, que le monde ne crois plus en le choix de l'égoïsme, tu peux te reposer, maintenant, ne pleures plus.
Ne pleures plus ...
Tu n'as plus à combattre, dans ce sang que tu regardes en inconnu, la trace de cet égoïsme qui a marqué ta vie.
Tu n'as plus à combattre, tu n'es pas identique, tu l'as démontré, ne pleure plus, tes enfants savent que tu es là.
Ne pleures plus, tu as choisi la meilleure voie pour naviguer avec cela.
Ne pleures plus, tu as choisi une route qui ne te laissera pas glisser dans le plaisir, tu ne te laisseras pas aller à être heureuse, les portes sont proprement cadenassées, tu peux te reposer, tu n'as qu'une lumière, elle est pure, elle vient de ton sang.
Ne pleures plus, tu as la force d'étendre ce don, tu y parviendras, dans un élan en avant, dans ta fuite devant la peur de ne pas être capable d'être heureuse et aimante, tu les aimeras, ces autres enfants.
Tu as chassé toute opportunité d'ouvrir les yeux sur un autre attrait que le bonheur de tes enfants, tu sauras aller au devant de ceux qui n'ont pas eu de mère.
Tu es la mère, par excellence, excellente et merveilleuse, tu effaceras, par ton don, la trace de leurs blessures.
Ne pleures plus, tu réussiras à effacer les traces de l'abandon, de leur vie, tu sauras leur donner la mère qu'ils n'ont pas eu.
Ne pleures plus, ton chemin ne craint plus rien.
Tu parviendras à te donner à ceux-là, aussi.
Comme tu le dis si bien, " on ne partage pas son Amour entre ceux que l'on aime, on l'étend ".
Chaque enfant te rendra plus forte, tu seras de moins en moins, tentée de goûter au bonheur, tu ne culpabiliseras plus.
Le regard que l'on porte sur toi est empli de respect. Tu es la mère par excellence.
Tu seras de plus en plus admirée, on ne verra plus les traces de ton passé.
La trace de ta douleur sera estompée par la fureur de ton combat.
Ne pleure plus, tu es amazone, déjà, vierge-mère, guerrière-sainte.
Le stoïcisme de ta vie te conduira, tu ne te laisseras pas happer par les plaisirs du bord de route.
Ne pleures plus, je ne viendrais plus te tenter, je ne viendrais plus te proposer ces plaisirs qui te rendent le sourire, ces rêves qui se cachent au fond de toi.
Oui ...
Ne pleures plus ...
La vie que tu as choisi est belle, comme celle d'un roman de guerre, tu es pure guerrière, porte-drapeau d'une foi superbe, d'une religion merveilleuse, de valeurs rares.
Ne pleures plus, ton choix t'offrira l'embrasement, tu seras droite jusqu'à la fin et tu ne renieras pas ton engagement, à l'exemple de Jeanne d'Arc.
Je l'avais écrit, sans m'apercevoir du sens lors de ta venue à Reims :
" Jeanne et Clovis l'avaient consacrée, aujourd'hui, le sacré y revient, sans désir de conquête, sans autre arme qu'un sourire. "
Je l'ai compris, aujourd'hui, je peux ranger cette phrase.
Ne pleures plus, j'ai, enfin, compris.
La vie de douces flammes et de caresses tendres que je voulais t'offrir, n'est pas dans tes désirs, je me suis profondément trompé.
Tu trouveras celui qui aura, comme toi, le désir d'ancrer sa vie au service des sans-amours.
Tu auras cette vie, douce, belle, pure.
Dans la pureté de votre abandon, vous trouverez un plaisir que je ne connaîtrais jamais, et pourtant, je ne vous envie pas.
Chaque vie est une route.
Il me semble avoir déjà parcouru la route que tu choisis.
Je suis bien plus vieux, je prend ma retraite.
Mon drapeau est trop sali par le sang que j'ai versé.
Ne pleures plus.
J'ai, enfin, compris.
Je ne culpabilise pas de t'avoir proposé, cet autre avenir et je respecte ton choix de garder ta route.
Ne pleures plus, doux ange pur, un ange déchu veille sur toi.