Didier's profileQue les anges ...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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August 21 Notre magie : 02/10/2002Notre magie, celle que j’ai découverte au fond de tes yeux et que j’ai élevée, avec douceur et confiance, avec envie et chaleur, faisait son nid dans ces moments volés, dans ces instants sans urgence, dans ces heures sans tic-tac. Aujourd’hui, le temps d’un apéritif est dangereusement trop long, il faut boire seul. Aujourd’hui, le temps des moments doux partagés est consommé par le besoin de faire, l’envie de partir. Nous conquérions les moments, nous faisions des lieux étrangers et des lieux de notre vie, le nid de notre Amour, nous les mettions au service de nos plaisirs, aujourd’hui, nous fuyons les lieux, bien loin de nous retrouver ailleurs, les deux individus se trouvent, côte à côte, en un même lieu. Absence. Mauvais soir : 23/07/200323/07/03 : N'en parlons pas ... Mais, ce soir, je n'étais pas fatigué. Ce soir je me suis penché sur toi, je me suis mis à ton service, à ton écoute. Ce soir, j'aurais voulu prendre le temps d'un café et t'écouter si tu désirais parler, t'offrir mes bras si tu en avais l'envie, aller nous promener pour profiter de nos heures, si tu le désirais, me donner à toi et t'ouvrir les portes de mes caresses si ton corps m'en parlait, regarder, même, un film, si tu le voulais. Ce soir, j'avais passé le jour à me demander ce qui pourrait te plaire et je n'avais pas trouvé, alors, je voulais m'offrir et te montrer que je pouvais être là pour partager. Mauvais soir ... Aujourd'hui, j'ai voulu, par mes SMS, te dire le bien que m'avait fait la soirée que tu m'avais offert, te dire qu'il m'était plaisant de te faire un massage et de te déposer dans les bras de Morphée. Ce soir, je désirais que tu ai la possibilité de profiter de moi. ... Ce soir, je me sens seul trop tôt, trois quarts d'heure ne me suffisent pas pour savoir quoi faire. Ce soir, je ne comprends plus rien. Ce soir, je fuis mes pensées. Ce soir, je me demande ce que tu désires de moi. Ce soir est un mauvais soir. Je suis un homme qui désire te rendre heureuse et qui ne comprend pas comment il doit s'y prendre. Demain, je vais tenter d'accumuler, de nouveau, des rêves, des envies, des souhaits. Demain soir, je vais tenter d'être moi, ce moi que j'aime. Comme je peux : 08/07/2002Comme je peux
Comme un ciel de printemps, offrant son écrin au soleil matinal, son regard a, parfois, à l’heure où le sommeil recule, la teinte de mers inconnues. Perçant laser, elle perfore, parfois, quand la chaleur emporte ses doutes, les couches de mes habitudes, de mes regrets. Ses yeux, comme un appel aux secours, parlant de l’envie d’être captive d’une sécurité qui la rassure, deviennent, parfois, lorsque le temps n’est pas à l’orage, quand elle dépose les armes, un phare dans les ténèbres, la promesse d’un avenir. La flamme la brûle, elle l’a retient, comme un barrage aux murs trop épais, elle cache ses désirs sous des monceaux de silence. Le feu parcourt ses sens, divulgue, à son cœur, ses attentes, alors, parfois, quand elle oublie de se défendre de la chaleur, elle se laisse aimer. Elle est parfois, comme l’onde, reflétant un soleil que je ne vois pas, elle éclaire ma vie d’un demain dont j’ignore tout, et je vois mes traces disparaître derrière moi. Elle est le vent et le soleil, la peur et l’abandon, l’attente et la folie, le désir et le silence. Elle est douceur, lorsqu’elle l’accepte, lorsqu’elle laisse libre son cœur, et moi, comme un poète, un peu voleur, je me glisse dans les remous, et, je l’avoue, je souris. Alors, moi, je l’Aime, pour ces instants.
Elle refuse sa soumission aux plaisirs que je lui tend, du bout des doigts, mais du cœur, tout de même. Elle se défend d’aimer ma façon de l’aimer. Lorsque plus rien ne vient danser en elle, que la peur de ne plus être aimé la bouscule, alors, comme un oiseau déplie ses ailes, elle s’en va dans ses contrées, rêver, à je ne sais quoi, me laissant effacer les traces de la bataille. Elle est reproche et mots violents, quand, oubliant de donner, elle réclame. Lorsqu’elle défend ce qu’elle veut fuir, alors, pour moi, s’ouvre les frontières du purgatoire. Je tente de défendre l’enfant, je tente de calmer, le loup, elle m’épuise, me combat, me défie. Alors, moi, je l’Aime, aussi.
Elle ne pleure pas, elle danse, elle ne cours pas, elle vole, elle ne crois pas, elle sait, elle dit bonheur, mais n’ose pas. Telle le soleil au couchant, elle porte, parfois, la lassitude des reines clouée sur le front, qui fait de ses yeux, deux lacs endormis aux frontières de la nuit. Elle est née du silence, d’un pourquoi qu’on ne dit pas, faite de la matière des rêves et des espoirs, elle a chaussé l’habit de guerre pour ne pas sombrer ailleurs que dans mes bras. Alors, moi le errant, le guerrier, le solitaire, je donne les clefs de mes choix à mon cœur et, du mieux que je le peux, je l’Aime, à ma façon.
Comme une plaine assoiffée qui purgerait ma vie de larmes trop retenues, ses yeux épongent, parfois, mes douleurs et leur donne des allures de demains. Elle est si clair, si évidente, qu’en elle je lis les histoires qu’elle dissimule. Comme le garant d’un antique secret, je voue mon âme à taire ses secrets. Alors, comme un père impudique, je la dépose sur le lit de mes caresses, je l’accompagne à l’apaisement, je l’Aime, comme je peux.
Comme je peux … 08 juillet 2002 Ne me demande pas : 14/07/2003Ne me demande pas comment je fonctionne ou ce qui se déroule en moi lorsque tu ne parviens plus à me lire, jusqu’à ce que tu ai prêté attention à ce dont je suis fait et comment je maintiens en état de marche ma machine. Ne prétends pas me dire comment je dois être ou ce que je dois faire jusqu’à ce que tu ai compris tout ce que je dois faire, chaque instant, pour réussir à rester moi. Tu veux que je reste avec toi, tu en fais le choix. Ne me demande pas de le faire sans me soucier de mes propres besoins. Soit je reste et je limite mes marges de manœuvre, soit je me retire et je ferme mes portes à l’humanité. Laisses moi le temps d’explorer les possibilités qui s’offrent à moi. Selon moi, j’ai tout donné. Selon moi, j’ai passé tant de temps à m’occuper de tes petits problèmes que je n’ai pas pris le temps de m’occuper de rester vivant. Mon avis : Sans moi, tu aurais passé les quinze prochaines années à tenter d’atteindre les frontières de celle que tu aimes être. Le résultat, au terme de ces quinze années, aurait été une vie que tu aurais voulu revivre, le sentiment d’être passé à côté du bonheur et d’avoir du lutter contre toi-même. Tu aurais réussi à tenir pour ton fils et il aurait été un homme bien, comme il le sera, maintenant, mais tu aurais eu l’impression de l’assumer durant toute ta vie. Je l’ai fait en deux ans.
Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, je DOIS m’occuper de moi. L’état qui fut le mien, hier, m’inquiète. Tu ne connais pas la matière dont je suis fait, tu ne connais pas comment je fonctionne et tu n’as pas eu ou pris le temps de t’y intéresser. Libre à toi, c’est ton choix, mais tu ne peux plus me demander de t’expliquer mes périodes de « maintenance ». Je suis décidé à ne pas changer de cap. Et je suis têtu, voir excessif. |
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