Didier's profileQue les anges ...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    November 05

    J'suis l'garçon ...

    J’suis l’garçon qu’on n’attend pas …

     

    Une douceur au cœur et la caresse au bout des doigts, on ne l’attend pas …

    Mes mots sont doux et tendres, ils reflètent mon secret, une envie de donner plus qu’un sourire, un soupir … Mais ce soupir là, on ne l’attend pas …

     

    Je cours à l’assaut de tous les démons que je découvre, parfois, au fond de tes yeux. Je n’ai peur de rien et suis sûr de mon âme … Mais tu vois, là, j’suis l’garçon que tu n’attends pas …

     

    Tu t’imaginais avec un géant aux bras solides, un homme comme on en fait plus, c’était minimum, t’y as cru. Mais quand vient le temps de la pluie dans les yeux, que le chevalier blanc s’endort dans le fauteuil devant ce match à la télé ou oublie, même, de rentrer. J’suis le garçon que tu n’attends pas mais qui est là …

     

    Tu voulais cette maison, avec des enfants tout autour. Cette grande cheminée, on peut dire que tu l’as rêvé. Mais quand le silence répond sourdement à tes sanglots, parce que t’as dit le mot qui l’a fait devenir fou, que tes larmes ont lavé le sang qui a coulé. Quand ces mots à lui ont fait pleins de trous dans ton âme … J’suis l’garçon que tu n’attends pas, mes mots apaisent tes blessures, ma force, tu t’y installes et tu profites des murs où je te cache le temps que tu reprennes ton souffle et que tu retournes avec lui …

     

    Quand tu sais plus faire le tri entre ton père et tes amants, que tu te demandes, tout simplement, si tu saurais aimer encore. J’suis l’garçon que tu n’attends pas, je viens te rassurer sur toi, je te dis ce que je vois et ton sourire me rassure …

     

    J’suis pas assez grand, trop vieux, trop paisible … J’suis trop impétueux, trop rapide, j’suis trop fort, trop fragile, trop sensible, trop sérieux, trop différent, trop étonnant et, même, des fois, j’suis trop bien pour toi …

     

    Je passe après les barbares, je te répare … Je suis là quand tu as besoin de croire … J’suis un bon amant, un « bon coup », comme tu le dis … J’suis un mec bien, comme tu l’avoues …

     

    Alors, j’suis l’garçon qu’on n’attend pas … Mais j’suis moi et quand tu ne t’attends plus à recevoir de l’aide … Eh bien … J’suis là … Pour toi …

    November 04

    Parfois ...

    Parfois, lorsqu’on le cherche, on ne voit que la trace de ses pas dans la neige.

    On contourne les obstacles et on recherche son image.

    Lentement, on se surprend à espérer croiser de nouveau son regard, ce regard plein de tendresse et de douceur qu’il avait osé lancer.

    On se souvient, dans ces moments là, de ses phrases, de ses mots, on se souvient de l’énergie qu’il avait donné, de la force des silences qu’il avait offerts.

    Alors, lentement, comme un enfant, on se laisse happer par l’envie, bien peu sage, de nous trouver face à lui.

    On tremble d’avance à l’idée de le surprendre, de le gêner.

     

    Mais, là, juste derrière nous, il suit. En silence, les gestes économisés, il étudie et évite notre présence.

     

    A mesure que l’on avance on découvre quelques présents, quelques cadeaux laissés là par lui. Il est derrière nous et nous regarde sourire, c’est le baume dont il a besoin pour soigner ses blessures.

     

    Il n’apparaîtra pas et vous ne le trouverez pas. Il a une très longue habitude d’être traqué et sait que ce n’est qu’en suivant son chasseur qu’on l’évite. Il ne cherche pas le combat, il ne fait qu’éviter de vous laisser croiser l’acier de son regard, la douleur de ses traits qui pourrait vous blesser.

     

    Parfois, au creux de la nuit, son hurlement vous glace, mise en garde.

    Parfois la douceur de son chant vous fait aimer la vie.

    Parfois, la complainte qu’il lance à la lune vous pénètre le cœur.

    Jamais le loup ne vous laissera souffrir par sa faute.

    October 28

    Déchires mon voile ...

    Dernier « au revoir », la porte du bureau ou de la salle de cour que je ferme et, déjà, le froid s’installe lentement tout au fond de moi.

    Les pas qui m’éloignent, déposent le poids du soupir dans les creux que je cache. Je suis rassuré, personne n’a pu voir combien j’étais vide, encore un fois …

    Je monte dans le bus, petit échange avec le chauffeur qui s’éternise jusqu’après le départ.

    Tenter de noyer cette sensation, ouvrir le livre et lire, laisser danser des mots qui ne soient pas les miens, les étourdir du talent de l’écrivain qui se donne à moi.

    Quelques pas, de nouveau, la clé dans la serrure, la porte qui s’ouvre sur mon monde silencieux et déposer la mallette comme on pose une marque, d’ici je repartirai, dès demain.

    Le P.C. que j’allume, réflexe sans énergie, je vais réchauffer un café, palliatif pathétique à cette chaleur que je ne peux révéler.

    Ce même tic, chaque jour, Hotmail, Outlook, mon blog … Et … Là …

     

    Tes mots qui m’attendent et forment une boule au fond de ma gorge.

    Tes mots qui glissent sur le voile et le déchirent.

    Tes mots qui s’enfoncent et qui remplissent mon âme.

    Tes mots qui me disent que j’ai pu déposer un peu de bonheur dans tes heures.

    Et, soudain … La caresse, que je ne peux pas, se transforme, elle se laisse dompter … Et … Là …

     

    Mes doigts se lancent et osent les premiers mots … Mes mots se nourrissent de toi, te cherchent et tentent de te toucher, le silence recule et j’entend chanter les touches qui font la ritournelle de ce début de soirée …

     

    Ensuite, je visite mes sentiments, je les laisse se lover dans le fil de mes pensées et je suis bien … Parce que … Toi … Merci …

    September 22

    Partir ...

    Partir, prendre un avion et voir de plus loin le filet qui me tient empêtré.

    Revenir pour voir si je suis là, dans l’aérogare, à m’attendre, si un sourire naît dans mon regard du plaisir de me retrouver ou si je n’y suis pas, si j’ai profité de mon absence pour refaire ma vie.

    July 12

    Il manque une main ...

    Il manque une main dans la mienne, des doigts pour s’enlacer aux miens, il manque le battement d’un cœur au creux de mes doigts, il manque une main pour sentir les envolées du mien.

    Lorsque je parcours, ainsi, les rues de cette cité qui m’est encore inconnue, il manque un regard pour confirmer le mien, une présence pour valider la mienne.

    A ces sourires que j’envoie aux anges, il manque un regard accueillant, à mes silences il manque tant de mots et d’éclats de rire.

    Aux instants que je partage avec mon fils, ces fous rires, ces folies, ces éclats de rire, ces jeux et ces courses folles, il manque comme un écho, comme le jugement bienveillant d’un regard qui ne soit pas nous.

    Du matin, au levé, jusqu’au soir, quand le sommeil m’offre, enfin, un peu de répit, il manque une égérie à mes élans de douceur, une femme pour recevoir les élans de mon cœur.

    Et lorsque je profite de cette liberté que j’ai tant attendu, tant espéré, tant rêvé, quand je me retrouve, ainsi, seul avec mes rêves, il me manque une raison de faire danser les anges, de faire chanter mes mots.

    June 11

    Jour de pluie ...

    Je te regarde et je lis, qu’au fond de tes yeux, c’est jour de pluie.

    J’aimerai parcourir les chemins de tes larmes et déposer, à leur source, quelques bouts de sourire, quelques fibres de tendresse, mais je ne suis qu’un humble enfant de la Terre et ces chemins là ne me sont pas accessibles.

    Quand je vois là, au bord de ta paupière, ce morceau d’océan qui glisse lentement, j’aimerai être capable d’y poser quelques rayons de douceur et quelques raies de lumière, mais je ne suis qu’un homme et toute la douceur de mon cœur ne parvient pas à cela.

    Lorsque l’on n’a que deux mains et quelques mots fragiles, on ne peut déposer que des bribes de tendresse sur les cœurs embrumés.

    Quand le cœur ne sait pas s’exprimer clairement par le biais du regard, de la caresse ou du mot, je me sens comme un rocher qui voudrait suivre la mer dans son lent reflux vers l’horizon.

    Des jours de pluie j’en ai eu et ma confidente fut trop souvent la lune, une photo ou un écran pour ne pas être là, inutile et stupide à te tendre les bras pour que sur mon épaule disparaisse ta larme.

    Que la vie te soit douce et que les anges déposent le voile de la tendresse sur tes heures …

    June 07

    Plus loin ...

    J'ai parcouru des déserts, gravi des montagnes et je n'ai pas trouvé. Chaque pas pour m'approcher m'a éloigné. Silence et solitude courent devant mes pas, chassant les rêves que j'entr'aperçois. La lumière est toujours devant moi, loin devant, et je cours.
    Ces mots ... J'ai l'impression d'avoir raté un train, d'avoir glissé sur le sable, de ne pas avoir su être à l'heure de mon destin.
    Pas grave ...
    La vie est belle, plus loin ...
    Demain, ailleurs, d'autres gens ... Il le faut ...
    May 26

    Ne touchez pas ...

    Ne touchez pas ! Ces larmes sont à moi, je les ai perdus, il y a quelques temps, mais elles sont de moi et font écho à ma mémoire.
    Si vous êtes patient, je prendrais sur moi de vous parler de leur source, de la façon, qui est leur, de monter, ainsi, entre les volets de mes yeux.
    Mais, je vous en prie, si vous voyez que je me détourne, si vous constatez que mes mots se dessèchent au fond de ma gorge ou se gèlent sur le bord de mes lèvres, ne m'en veuillez pas, ne soyez pas trop impatient, elles portent, encore, la rumeur de mes rêves morts et, de vous parlez d'elles, ainsi, me rappelle que les rêves sont fragiles et faciles pour les hommes comme moi.
    Si mes mains tremblent, alors que je vous parle d'un temps lointain qui est couvert de la poussière de l'oubli, si mes sourcils deviennent deux arcs tendus, au dessus de mes yeux, ne croyez pas que mon esprit ai changé d'inclinaison pour vous, je suis le seul à subir ma colère silencieuse.
    Si vous me voyez noué, tendu, prêt à bondir, ne fermez pas vos portes, ne lâchez pas vos chiens, ce n'est que l'habitude de prévoir la violence qui me pousse à masquer, sous l'acier, la douceur dans mes yeux.
    Si vous voyez une larme, qui vers vous roule, si elle porte le cristal de l'enfance, la folie de la vie, dansante au creux de ses scintillements, souriez, je vous en prie, car elle n'est que la trace d'un passé honni, la gangue de ma vie à venir, l'annonce d'un avenir sans pluie dans les yeux.
    May 22

    Seul ...

    Le soleil s'est levé câlin, ce matin. Il flotte dans l'air un parfum de renouveau. Je glisse dans mes vêtements, en regardant le ciel empli de promesse. La musique ponctue le silence de myriades de chansons d'Amour et mon cœur, en écho, pulse un sang plus chaud.
    Je pose, l'un devant l'autre, mes pas, et je descend vers la vie, lentement.
    La chaleur, sur ma peau, parcourt les frontières de mon âme et, sans bruit, un début de sourire se hisse sur mon visage.
    Un enfant joue là, regard innocent, et, à mon sourire, répond par un rayon de douceur, regard clair et pur qui emporte devant lui toute trace de calcul, il vit.
    Dans la foule des gens, je me sens forteresse ouverte aux quatre vents. Chaque étincelle de la vie vient caresser mes yeux et je goûte au plaisir d'être vivant.
    Voyageur clandestin de cette vie qui m'entoure, je pose mes mots, bien au chaud dans mon silence.
    Leur danse est une ivresse et je me sens léger, comme happé par un courant très doux.
    Mais, là, une barrière, un mur, leur ferme la vie. Ils se jettent en avant, s'abîment un peu, mais, insolent, continuent leur manège.
    Leur rondeur romantique prend quelques angles aigus et ils se font, chaque instant, plus tranchant.
    Mais leurs efforts sont vains, ils s'épuisent et s'effondrent, je ne croise pas, en chemin, de regard où déposer mon verbe.
    Seul.