Didier's profileQue les anges ...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    October 17

    Quand ...

    Quand un regard se pose sur vous et que, soudain, vous sentez votre cœur se dévoiler, enfin, comme sous les projecteurs d’une douce lumière tendre, qu’un geste hésite, au frontière de votre peau, livrant l’aveux du désir qui grandit, et qu’instantanément votre corps vous parle de murmures lents et de soupirs profonds, qu’un sourire s’étale comme un paysage, qu’il devient horizon, qu’il ne porte aucun calcul et vous affirme, bien haut, le plaisir de découvrir ce que vous pensiez cacher et  que lentement une femme se livre, sans porter de masque, qu’elle s’offre sans désir de conquête, vous comprenez qu’enfin ce que vous n’osiez croire, ce que vous rêviez, sans oser le dire, ce que vous chantiez en silence, est vrai.

    Quand à force de couvrir votre monde de la dansante douceur de vos espoirs et qu’une douceur, au moins égale, vient lui donner la réplique, vous comprenez enfin que cette vie d’équilibriste entre la force et le sensuel, entre la fragilité et la résistance avait une raison d’être, un sens et un demain qui ne soit pas l’entêtante réplique d’hiers trop vécus mais bien la naissance d’un équilibre certain.

     

    Ses mains sont un creuset ou je reprend vie, ses lèvres, la source du vent qui gonfle mes voiles, ses mots, le berceau de rêves de renouveau.

    Elle endort le loup et réveille les anges.

    Elle m’appelle auprès d’elle et m’attire de ses charmes et lorsque, sans y prendre garde, je me découvre enserré dans ses liens de soie, la vie se met à battre comme un tamtam tribal et le désir s’en va enflammer le bûché de mes erreurs passés …

    August 21

    J'ai pris le temps ...

    J'ai pris le temps, enfin, de relire ces textes et j'ai accepté d'admettre combien j'avais serré les dents trop longtemps ...
    Je n'abandonne jamais ... C'est mon défaut ... Je vais tellement mieux maintenant ... :-)
    July 01

    A deux ...

    La nuit se love, doucement, au creux de ce jour mourant et je regarde les flammes s’éteindre calmement. Le bois se craquelle et siffle quelques furibondes invectives alors que la lumière apaisante fait, de la fumée virevoltante, une soyeuse tunique à cet instant. Les effluves doucereux qui émanent du sous-bois parviennent jusque moi et je sens qu’instinctivement mes poumons s’en emplissent profondément. Quelques grillons, errants par là, lancent leur stridente mélopée au jour déclinant.

    Je souffle sur les braises et le feu crépite furieusement, laissant apparaître la forme de son visage dormant. Je me lève, alors, et vais reprendre quelques branches sèches déposées à distance. Tandis que je les laisse choir sur les braises rougeoyantes, des étincelles s’envolent comme une myriade d’étoiles filantes et dansantes. Je crains un peu de voir l’une d’entre-elle retombée, brûlante, sur sa forme, mais je vois ses deux yeux brillants s’ouvrir sur moi. Le sourire qu’il me lance est empli de tendresse et je sens la paix m’envahir lentement. Il est l’heure de rentrer mais je n’ai pas le courage de briser le lien de cet instant d’Amour, alors, captif de son regard, je me love contre lui et, ensemble, nous parcourons les derniers soubresauts de ce jour, l’un contre l’autre, hypnotisé par la chaleur de ce feu de camp.

    Là est la vie.

    June 07

    Si tu vois une lueur ...

    Si tu vois, au lointain, comme le signe d'une étoile, une étincelle fugace qui captive ton regard, alors, arme toi de courage et marche lentement vers elle, la précipitation, je le sais maintenant, n'aide en rien. Vouloir aller trop vite ne te laisse apercevoir que les lumières factices, phares braqués vers tes yeux, alors que se cache, dans les moments paisibles, les tendres lueurs d'étincelles sublimes.

    Les méandres de ta vie t'ont coincé dans un labyrinthe de pensées obsédantes, de regrets récurrents, pourtant, quand la nuit s'en vient et qu'une lueur capte ton regard, tu sens, au fond de toi, que ton coeur vit encore.

    Alors, comme un papillon épuisé d'avoir volé trop longtemps dans la lumière artificielle d'un paradis de carton-pâte, tu n'oses te lancer vers ce nouvel horizon, apeuré de la déception qui semble te guetter au lointain.

    Mais, toi qui doute de ce que tu vois, saches que les regrets les plus profonds, les plus longs à s'effacer sont ceux qui naissent lorsque ton regard fuit ce que ton coeur appelle. Qu'il n'est pas de chemin qui ne passe par quelques détours et que recommencer à rêver c'est retrouver la route.

    Les objets, dont tu t'entoure, font comme une muraille entre toi et ton rêve mais jamais ils ne sauront l'effacer en toi. Dans ton avenir lointain tu regarderas en arrière et tu ne trouveras les traces que de tes hésitations funestes.

    Que la vie te soit douce et que les anges déposent le voile de la tendresse sur tes heures.

    June 02

    Dans ma vie [2]

    A ma fenêtre, quelques ombres légéres dansent et virevoltent sans se soucier de moi. Ce sont quelques oiseaux qui se font la cour et, un café entre les mains, je les regarde en me laissant glisser dans mes pensées.
     
    Un couple semble s'être formé, là devant ma fenêtre, et c'est un délice que de voir ces deux petites créatures déployer autant d'énergie pour se séduire, pour atteindre à l'illusoire bonheur d'une relation fugace et éphémère.
     
    J'ai bien travaillé, non, j'ai très bien travaillé.
    La fin du mois d'avril et l'attaque de ce mois de Mai portaient le signe d'un fatalisme imposé. Face aux murs dressés sur ma route, j'avais décidé de rebrousser chemin, d'abandonner l'idée d'être formateur.
    Etre formé à enseigner et ne faire que surveiller, contrôler, punir, n'est pas dans le cheminement que je veux suivre, alors, j'avais décidé de mettre fin à cette tentative avortée et de retourner sur le terrain, faire ce que je sais si bien faire, travailler.
     
    Ils jouent un jeu léger, là, juste devant moi. Ils semblent se poursuivre et, lorsqu'ils parviennent à être si proche que la distance entre eux n'est plus qu'infime, ils s'éloignent et chantent à tue-tête un plaisir que je ne comprend pas. Comme deux aimants rendus foux, ils s'attirent et se repoussent, se cherchent et se fuient.
     
    Au bout de deux jours, ainsi, à effectuer ces taches simples et précises, j'ai recu un coup de fil du responsable de formation. Le chef de site s'étonnait de me voir réintégrer l'effectif et s'en était ouvert à lui. Rendez-vous fut pris pour le deux Mai, dix heures.
    Un peu avant l'heure dite, il me faisait pénétrer dans son bureau et je répétais les termes de ma désilusion. Une question faisait la charnière de ma décision. Pourquoi avoir formé une personne comme moi, énergique, volontaire, motivée et l'avoir ainsi bridée, enserrée, étouffée ?
    Il m'écouta tranquillement et me fit part de son raisonnement. La situation ne se prétait pas à de vastes changements, sur le site. Il s'était penché sur mon cas et voulait me lancer un défi.
     
    Lorsque l'un d'eux s'éloigne trop, l'autre semble perdu et l'inverse est vrai. ils s'éteignent dès qu'ils sont éloignés et se cherchent avec une frénésie qui m'ensorcelle. Comment deux créatures au métabolisme si simple, comment deux être voués à ne s'aimer que le temps d'un été, peuvent-ils laisser paraitre autant d'appétit l'un pour l'autre ?
     
    Depuis deux ans, le service formation a du relever de vastes défis, former vite un nombre imprévu de personne. Alors, tout n'est plus que chaos et désordre dans les livrets de formation et, face aux nouvelles demandes des services de l'état et de nos clients en matière de tracabilité de la formation, l'avenir se présente sous de peu glorieux hospices. Le défi tient en ces termes "tout réorganiser, informatiser, normaliser, calibrer". Il me donne trois mois pour ce faire, avant la vague de contrôles prévue. Je le reléve. Je m'y attéle. Au bout de deux semaines, je prouve mon potentiel. Si je parviens à tenir ce rythme, j'en aurai fini avec ce défi dans les deux mois.
    Au quinze Mai, deux nouvelles tuiles, deux formateurs se font porter pâles, l'un pour un accident cardiaque dû au surmenage, l'autre pour une bonne grosse dépression aux causes identiques. Pourtant, le recrutement tient son rythme de croisière et l'on ne voit pas de solution. Le responsable m'invite, alors, à abandonner la réorganisation, pour un temps, et à reprendre les formations. Depuis le quinze, je méne de front les deux taches et, si je me sens épuisé, je vois le poid que j'ai gagné. J'ai, maintenant, mon bureau climatisé pourvu d'un ordinateur dernier cri et j'ai ma place de parking attribuée. Je peux me targuer des services de la secrétaire du responsable. J'ai toute autorité à gérer mes horaires, mes interventions et à donner des directives aux formateurs des sites. Je prend ma revanche paisible et tranquille sur celui qui, il y a à peine deux mois, prétendait décider de ma façon de travailler.
     
    Comme ils sont légers et fragiles, comme ils semblent insouciant. Je sais la bétise de ce raisonnement, mais je me laisse aller à les envier.
     
    Aujourd'hui, je peux prétendre avoir tenu mon rythme et, à moins d'un cataclysme, nous serons prêt dans les délais. Les formateurs ont appris, vite, à se laisser diriger par moi et à adhérer à ma méthode, plus humaine, plus à l'écoute, qui porte déjà ses fruits sur le terrain. C'est un plaisir profond que de voir ceux qui, au début du mois de février, travaillaient à mes côtés sur le terrain, me dire combien ils apprécient mes efforts, me dire combien je semble à ma place, maintenant.
     
    Je regarde autour de moi et je comprend que, comme eux, je peux me sentir seul en l'absence de l'autre et, pourtant, chanter.
    May 31

    Dans ma vie ... [1]

    Du haut de la tour centrale de cette forteresse qu'est mon âme, je regarde les abords de ma vie, baignés des premiers rayons de soleil.
    Je note les sourires que les anges se lancent en se croisant. Un plaisir tendre et doux s'empare de moi en les voyant ainsi. Ils ne sont plus frénétiques, ils ne se bousculent plus, ne se cognent plus aux grilles et, si je vois encore quelques cicatrices zébrées nombre d'entre eux, plus aucun ne porte de blessure.
    C'est grande rumeur, dans chaque rue et chaque ruelle, on y dit les doux et tendres secrets et je sens la fraicheur des vents nouveaux glisser entre les murs, portant la soif du renouveau, en tout ...
    May 29

    Retour à ma vie ...

    Comme un enfant de la lune, c'est en son sein que je me sens en paix. Alors, en cette nuit où, pourtant, je devrai me coucher, je pose de nouveau les mains sur le clavier et je me laisse guider par la danse de mes doigts.

    J'ai erré, longtemps, en des moments noirs. Combien de nuit ai-je donc passé à me reprocher de ne pas être digne d'être aimé ? Je ne saurai le dire. Tout a commencé en une nuit d'Août ou j'ai pleuré un Amour défait, pour la première fois. Elle m'avait quitté pour me protéger, disait-elle. Pourtant, elle a planté, en mon coeur, un pieu que j'ai mis plus de vingt ans à découvrir et je ne peux prétendre l'avoir retiré qu'aujourd'hui.

    Tout d'abord, je voudrai m'excuser auprès de celles qui ont posée les pierres qui me bâtissent aujourd'hui. Vous avez cru en un homme que je n'étais pas, un projet d'avenir que je m'étais fixé, un prototype instable. J'ai gardé le regard ancré sur l'horizon, sur cette lueur dans le lointain. J'ai travaillé, autant qu'il me le fut possible, à atteindre à cet homme que je savais pouvoir être. Vous avez cru, dans les premiers temps, que j'étais un géant alors que je vivais le regard tourné vers demain. Aveuglé par mon appétit d'Amour, j'ai mis toute mon énergie à croire en ce rêve, à chercher à l'atteindre, à me faire un chemin au milieu des tempêtes, vers moi. Oui, Maman, Cécile, Anne et Sylvie, je vous demande très humblement de bien vouloir ne pas me garder trop de haine.

    Ensuite, j'ai le plaisir de me savoir arrivé à destination. La mort de ma mère m'a donné l'envie d'investir les derniers forces nécessaires. Aujourd'hui, l'alcool n'est plus dans mon paysage, le sport est réentré dans ma vie, j'aime mon fils et je suis en paix avec ma famille, j'ai un travail prenant, empli de responsabilités, je crois en demain et j'en suis affamé. Aujourd'hui j'ose reconnaitre mes envies et mes désirs, j'ose les exprimer et, surtout, j'ose les satisfaire.

    Alors ... Qui suis-je ?

    Je vais tenter, à compter de ce jour, de vous le montrer.

    Que la vie vous soit douce et que les anges déposent le voile de la tendresse sur vos heures.