Didier's profileQue les anges ...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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February 07 Nous ne sommes pas ...Nous ne sommes pas fait de silence. On ne peut vivre sans expliquer. Expliquer ce que nous sommes, expliquer ce que nous rêvons, ce que nous croyons, ce que nous craignions. Si ce n’est pour notre interlocuteur, c’est pour nous-même que nous nous devons d’aller fouiller, ainsi, dans ce que nous sommes au creux de nous. Il est tentant de détourner les yeux de ce nous sommes vraiment et de se laisser glisser dans le flot. Il est tentant de se contenter d’être ce qu’il est le plus simple d’être, de ne plus être que ce qu’autrui dit de nous en niant ce que nous savons être.
Je regarde autour de moi et je note combien, par simplicité, beaucoup préfère ne plus être que ce que le monde attend d’eux. J’ai opté pour le silence, non pas pour ne plus m’écouter, ne plus me découvrir, mais pour ne plus parler qu’à moi et ne plus perdre de temps à expliquer.
Ce que j’ai vécu ? J’ai perdu …
J’ai perdu une grosse partie de moi, celle qui aimait le combat, qui voulait convaincre et conquérir, qui était persuadé d’avoir raison. Comment je l’ai perdu ? L’expliquer relèverait de l’ésotérisme ou de la psychologie de bas étage. Il y eut un jour, une heure, une minute, un instant, où, soudain, tout ce qui en moi avait faim de vie a cessé de s’exprimer, un moment où l’envie de convaincre et de prouver que je n’avais pas tort s’est arrêté. Je comprenais ce phénomène, je l’avais prévu et j’avais averti autour de moi : « Un jour, je tomberai, je déposerai les armes, je ne serai plus capable de vous aider. ».
Ce jour là, soudain, le guerrier en moi a lâché ses armes et mon corps a cessé d’accepter de vivre. Etonnante formulation n’est ce pas ? Et pourtant, ce fut ainsi. Un jour mon corps s’est mis à trembler, mes genoux à ne plus supporter mon poids. Je ne pouvais pas descendre l’escalier vers la rue sans risquer la chute à chaque pas. Je ne pouvais plus rester debout, mes reins portaient deux enclumes. J’ai perdu, en une minute, le sommeil, même si ce ne fut jamais pour moi une terre simple d’accès. Là, tout soudain, le sommeil n’était plus. Il ne restait qu’un vague coma dans lequel je tombais. J’ai perdu le goût. Dans ce même instant, tout perdit sa saveur. Je ne ressentais plus que très vaguement la texture de la nourriture, la densité de la boisson. Le sucré, le salé, le doux, l’amer, tout n’était plus qu’un magma indéfinissable. J’ai perdu, dans un mouvement, la trace de mes plaisirs. Le plaisir de marcher, de regarder, de lire, d’écrire, de respirer, de sourire, de partager, de vivre … Même le partage de moments avec mon fils avait perdu sa saveur.
Ai-je cherché l’aide d’un psy ? Oui … Plusieurs même … Le constat ? « Vous êtes juste épuisé, prenez ces cachets pour dormir et tout ira mieux. » J’ai dormi durant des nuits et des jours dans les bras de ce coma. Je me suis réveillé chaque jour avec plus de tremblement, plus de souffrance, moins de vie. Il ne me manquait qu’une chose … Une raison … Une raison de vivre …
Ai-je retrouvé cela ? Je ne pense pas. Je reste incomplet et tronqué. Mais j’ai suffisamment de vie en moi pour pouvoir recommencer à rêver. Mes rêves ? Simples et naturels … Aller et venir sans souffrir dans mon corps. Marcher sans raison, juste pour voir la lumière se refléter sur les couleurs. Ecouter et entendre les mots d’autrui, non pas pour chercher le combat mais pour découvrir un autre angle de vue sur la vie. Je ne souffre plus vraiment. Je pense que seule l’absence d’activité fait mes souffrances d’aujourd’hui. Mon corps a perdu l’habitude. Bonne souffrance qui dit le retour à la vie qui ouvre sur une bonne fatigue qui me donne l’envie de dormir et d’aller jusque demain, régénéré et plus fort. Mes projets ? Continuer à restaurer mes plaisirs simples, plaisir de respirer, marcher, bricoler, vivre … Non, pas de projet lointain, de vaste attente, de pharaonisme. Non … Juste le plaisir d’être vivant … Le plaisir de regarder un bon reportage à la télévision en repassant. Le plaisir de sortir mes outils et de construire une étagère, un meuble, etc. Le plaisir de tremper la serpillière dans le seau et de frotter le sol pour en voir disparaître les traces de la vie. Je ne peux pas rêver trop fort encore, je suis convalescent, mais je recommence à respirer et, croyez le, c’est terriblement bon. June 12 Là est le mystère ...On n’entre pas au pays d’une femme sans en connaître les lois, on ne passe pas ses frontières fragiles sans en caresser les reliefs. On ne touche pas le cœur d’une femme sans y déposer un peu de miel, on ne prend pas une femme, on s’offre en cadeau à elle. On ne possède pas une femme, on en étudie, sans relâche, la course des secrets, on ne dirige pas une femme, on l’invite à se livrer. On ne séduit pas une femme, on la laisse rêver, on ne connaît pas une femme, on la parcourt et, comme un livre ne nous appartient jamais vraiment, elle contient d’éternel secret qui jamais ne se livre. On ne parle pas aux femmes, on les écoute entendre, on ne combat pas une femme, on accepte de se rendre. On ne cherche pas une femme, on se laisse découvrir, on n’impressionne pas une femme, on la laisse nous grandir. On ne regarde pas une femme, on espère son sourire, on fantasme ses soupirs quand son sourire nous prend. On ne comprend pas une femme, on découvre qui l’on est, on se perd à mesure qu’elle se dévoile à nous, on se découvre à mesure qu’elle nous attire à elle. On n’est pas arrivé tant que l’on a pas compris qu’elles sont un mystère qui porte le nom de « vie ». Si, en elles, on est né un jour, c’est encore, en elles, que l’on vit et l’on rêve. Si elle vous fait mal, c’est qu’elle a souffert car jamais une femme ne porte le premier coup. Si elle pleure dans vos bras, des souffrances provoquées par quelques barbares pathétiques aux dents de carnassiers, vous découvrez, enfin, quel est leur raison d’être en les voyant devenir un havre pour elle.
On n’est pas un homme sans l’accord d’une femme, on ne sait rien de soi que l’on n’ai découvert dans leur regard.
Merci d’avoir fait de moi un « mec bien » … November 04 Pensée du jour ...Quand le navire frôle les récifs et que la tempête fait rage, il ne faut pas baisser la tête, mais mettre le nez dans le vent pour humer les changements, percevoir la route à tenir …
Merci à vous tous, vous me faites, réellement, du bien. Vous êtes un voile léger et doux sur ma solitude. November 01 Je ne vous parlerais pas ...Non, je ne vous parlerai pas d’elle. Elle a un morceau de paradis au fond des yeux et rien que cela suffit à la protéger de tout reproche. Je lui souhaite de trouver la paix du cœur, de parvenir à oublier celui qui est parti.
Non, je ne vous parlerai pas de ce qui trotte dans mon cœur. Rassurez-vous, rien de mauvais n’y a trouvé place. Ces dernières heures ont ouvert une fenêtre en moi et ce que j’aperçois, là, qui danse, m’était nécessaire. Peut-être n’ai-je vécu que dans l’attente de ce moment, de cette leçon de vie.
Non, je ne vous parlerai pas de ce que la vie vient de m’enseigner. Ma différence et ses effets, les dangers qui guettent les hommes comme moi, le danger qu’ils représentent, aussi. Je ne veux plus fouiller mon âme et vous livrer ce que la vie a déposé en moi.
Non, je ne vous parlerai pas de ce que je suis. Je ne vais pas ressasser mes souvenirs, les ressortir de la naphtaline et leur donner un air de neuf. Y’en a qui meurt lentement, moi je suis né lentement. A force de louvoyer pour chercher la lumière, j’ai perdu trop de temps.
Non, je ne vous parlerai pas de souffrance, de silence ou de défaite … Je vais vous parler du plaisir d’être là, sur cette petite planète, de pouvoir y déposer quelques bienfaits, je vais vous parler de ce pouvoir que nous possédons tous en nous. Nous avons tous un petit morceau du puzzle qui pourrait refaire de la vie un éden. Bien que je ne sois pas catholique, je peux envisager que d’autres avant moi y ont pensé et ont écrit que nous n’étions qu’un, un pauvre Adam bien tranquille et qu’en nous reproduisant nous n’avons fait que disperser le miracle initial. Ne pourrait-on envisager que Dieu ne nous ai pas fait à son image mais que nous ayons été Dieu ? Que nous nous soyons dispersé lentement à mesure que nous nous multiplions ? Imaginez qu’en fait, cette puissance originelle qui pouvait créer un univers se soit accrue à mesure qu’elle se scindait et qu’aujourd’hui, si nous pouvions, par quelques formules magiques, nous réunir dans un même élan, elle soit capable de plus encore ?
Je sais … Ce ne sont que quelques pensées de bazar teintées de métaphysique … Mais … Imaginez … Que nous ayons, chacun d’entre nous, une parcelle de ce pouvoir capable de faire de le Terre un paradis … Juste entre nous, comme ça … October 25 L'orange ...Il n’est pas nécessaire de manger l’orange avec son écorce. Comme l’orange, les souvenirs sont dotés d’une peau aigre et trop acide. Si l’on peut peler un souvenir, en soustraire sa gangue, on découvre le jus fluide et sucré des moments simples et aisés, les quartiers sucrés, croquants et fondants gonflés de petites poches d’étincelles sensuelles. Au final, comme l’orange, le souvenir contient un essentiel. La vitamine dans l’orange, la connaissance de soi pour le souvenir. Certains vous diront qu’il faut se faire violence et manger tout aussi bien l’orange que l’écorce. Pour ma part, je m’y refuse. Retirer la peau de l’orange fait partie des plaisirs qu’elle me procure et je la laisse sécher, dans un tissu, sur le radiateur. Ainsi, elle embaume l’air de ses senteurs subtiles jusque ne plus être qu’une peau noire et décrépie, reste de ma mue. Inspiration ... Expiration ...Je me suis, un jour, retrouvé au bord du précipice que le fleuve de la vie creuse au cœur des heures. Inconscient, je me suis jeté en avant et la chute me fit peur. Mais je découvris, bientôt, qu’un courant se formait et ralentissait ma descente pour mieux me porter vers un horizon envahit de brouillard. Depuis, je ne lutte pas contre cet avenir qui m’attire, je sais que de résister ne ferait qu’accentuer la vitesse de la chute, alors je profite des moments que je passe, soucieux d’accroître ma prise sur les vents. Ce jour là, je suis sorti du ventre maternel et je sais qu’il n’est pas de chemin de retour. October 09 Qu'est-ce que la vie de couple, pour toi ? Me demanda une amie ..."Qu'est la vie de couple" Quelle complexité dans cette toute petite question ...
Couple ...
Deux peaux qui se touchent et s'offrent l'une à l'autre au creux de la sueur des sentiments délivrés ... Deux voix qui se répondent, un dialogue qui n'en finit pas, la conscience que l'un comme l'autre change et que de vivre à deux c'est comme de courir les mers, avancer et revenir en arrière, changer de cap, tenir le vent et chercher un havre pour se poser, enfin, arrivés, ensemble, sur la même plage accueillante.
Des confidences et des aveux qui ne se retrouvent pas dans le creuset des haines stupides mais dans la forge des moments paisibles. S'avouer à l'autre et entendre ses aveux, chercher son bonheur et offrir les clés du notre.
Des tâches ménagères qui se doivent de se lover dans le fil de la vie, comme on se doit de respirer pour continuer à rêver. « Partager » n'est pas, pour moi, le mot, « échanger », plutôt ... Ma force au service d'une douceur et d'une paix, que sont ces instants passés en compagnie d'un balai avec une musique entraînante au regard de la douceur reçue par une femme qui sait ce que « féminine » signifie ?
Des coups durs et des fracas qui mettent le coeur à rude épreuve et qui deviennent aléas parce qu'ils sont partagés. Les souvenirs que l'ont bâti sur ces moments là sont les plus puissants ciments d'un couple qui va de l'avant.
Un couple ... C'est deux confidents fripons qui cohabitent dans une même maison ... ;-) October 01 Elles ...Alors, ce soir, je vais essayer de vous parler d’elles … Bien que j'ai vécu mes premières années avec cinq femmes, quatre sœurs et ma mère, elles furent le mystère de ma vie … Bien que je fus marié durant quatorze années, puis six mois et quatre ans et demi en couple, ce qui fait, vous le noterez, dix-neuf de mes vingt dernières années, je ne peux toujours pas prétendre les connaître … Un ami m’a demandé « Tu n’as pas besoin d’une femme ? », il faut dire qu’il était étonné, j’étais célibataire et ceci sans sembler en souffrir. Oui, mesdames, je vous livre un secret, les hommes ne parviennent pas au bonheur sans vous … Quelque soit ce qu’ils attendent de vous, vous êtes détentrices des clés de leur équilibre … Toujours est-il que je fus étonné de m’entendre répondre « Je découvre que j’avais, surtout, besoin de moi. » … En rentrant, ce soir, j’ai mis quelques heures à tourner autour de cette réponse … Oui, durant ces dix-neuf années, je me suis donné à tout le monde, sauf moi-même … Comme il est aisé de se perdre … En me donnant, ne faisais-je pas que confier la lourde charge d’occuper mon esprit, mon corps, mon temps et mon explosive énergie ? Là, avec moi, il fallut bien que je trouve le moyen de penser à moi. Ecrire, ce fut la première solution qui me vint à l’esprit … Au final, j’ai beaucoup écrit, bien avancé, trouvé le fil, dépeint les personnages, mais, franchement, je me sentais vide … Le temps occupé je découvrais que mon esprit cherchait, maladivement, « pourquoi ? » ... Alors, vint le week-end … et, là, je découvrais le fil directeur ... Devant moi, un être d’un humour de plus en plus fin, d’une vitalité rare, avait besoin de mon temps … Florian … J’ai passé ma semaine à préparer ce week-end et je suis impatient de le serrer dans mes bras ! Oh oui … Mon navire a un passager V.I.P., mon Amour pour elles me l’avait fait oublier un temps … J’espère qu’il saura, un jour me pardonner, car je suis le seul responsable.
September 22 Attention ! Fragile !« Attention, fragile ! » Il est certaines femmes qui portent cette mise en garde au fond des yeux. Comme il est tentant pour un homme de se sentir tel un géant quand ces yeux là se posent sur lui. Fragile … Comme une fleur exotique qui ne saurait vivre dans notre pays de pluie et de gel, elles quêtent la protection et la chaleur. Mais, messieurs, soyez clairs et honnêtes, il n’est que deux chemins possibles avec ces femmes là.
Le premier … Vous les attirez d’une force simulée, d’une énergie feinte, d’une chaleur éphémère et, ensuite, vous tentez de les garder dans le manque de vous. Vous risquez, alors, sans en douter, de voir la belle se chercher un autre homme qui, elle le croit, saura lui rendre confiance en elle et non plus abuser de sa crédulité.
Le second … Honnête et droit, vous tenterez de lui apprendre à voler, vous l’aiderez à ne plus craindre la pluie et le gel, en un mot, à se passer de vous. Alors, ne vous masquez pas les yeux, vous le savez, lorsque vous y serez parvenu, la belle partira vivre, enfin, pour elle, fuyant l’image du père que vous portez à ses yeux.
J’ai, par trois fois, succombé aux charmes de ces femmes fragiles et, par trois fois, j’eu la fierté d’avoir initié leur retour dans la vie. J’ai, au total, sacrifié 20 années de ma vie à cela, alors, aujourd’hui, j’ai compris que « attention, fragile ! » n’est pas un appel à la douceur et au respect mais bien une mise en garde : « faîtes attention, vous êtes fragile ». June 06 Fais ta guerre à la déprimeDes petites phrases, en passant, qui me servent à reprendre le contrôle quand la déprime cherche à s'installer : Gros bisous, que la vie te soit douce et que les anges déposent le voile de la tendresse sur tes heures. June 01 Très sainte erreur ...Erreur, très sainte erreur ... C'est vrai, des erreurs nous en avons commises beaucoup et les avons prises pour telles. Mais pourquoi ne pas faire comme tout un chacun et déclarer " On ne m'y reprendra plus ! " ? Peut-être parce qu'il est difficile de savoir qui est " on " ! Par peur de se faire " avoir " par " on ", bien des gens se sont retranchés derrière des barrières, si hautes, qu'ils ne voient plus le soleil. J'aimes trop l'être humain pour accepter de m'enfermer de peur de me faire piéger. Je refuse de construire ma propre prison ! En prison, tout est réglementé, clarifié, sans changement. Le chef est, et restera, le chef. Le prisonnier n'a pas à décider ni à choisir. C'est peut-être pour cela que si peu de gens veulent s'y rendre. Mais, dans ce cas, pourquoi fabrique-t-il leur propre prison, sans surprise ? Pourquoi se cherche-t-il, automatiquement un chef, ou un leader ? Accepter les orages pour apprécier, à sa juste valeur un ciel bleue, ce pourrait être notre philosophie. May 22 Un ange ...Silence dans la campagne, les brumes se sont, encore, étalées, durant la nuit, et se tirent, avec lenteur, de leurs couches. Les oiseaux, paisiblement endormis, n'ont pas encore entamé leur course à l'Amour et tout est sourd. Paisible, le corps encore empreint des langueurs du sommeil, je parcours, rapide et volontaire, les champs. La rosée se jette, joueuse, sur mes mollets et pénètre les fibres de mon vieux jean's. Mon souffle crée des nuages qui vont se marier, dans une sensuelle étreinte, aux brumes, duveteuses et mouvantes. Une cigarette aux lèvres, le goût, encore, acre du café noir en bouche, je hume la douceur de ce moment. Odeur de terre mouillée, lent frisson des courbes de l'horizon, crissement, soyeux, de l'herbe, sous mes pas, je vais bien. Soudain, déchirant le ciel, courbant les arbres sous son indomptable volonté, le soleil, seigneur de guerre, vient lever le camp des anges encore glissant. Dans un virevoltement d'aile, ils s'encourent vers le sol et fuient la lumière. Là, à mes pieds, l'un d'eux s'écroule. Dans un suintement glauque, ses ailes, puis tout son corps s'écrase à mes pieds. Son visage imprime un sillon au sol boueux et je ne peux m'empêcher de stopper sur l'instant, ébahi. Il lève les yeux, apeuré, vers moi. Son silence me brise le cœur. Il semble me craindre. Je n'ose m'approcher. Il se relève péniblement. Je fais un pas. Le soleil pénètre entre les arbres et jète ses rayons, inquisiteurs, sur le monde. J'ai conscience qu'il n'a pas sa place dans la lumière, qu'il va subir le courroux de Râ. Je met mon corps en avant, je tente le barrage, mais, déjà, il se recroqueville, se ternit. Alors, dans un geste pathétique, je le pose contre moi, j'appuie son corps léger sur le mien, je le serre et l'étreins. Dans un mouvement de convulsion, dans un geste de tendresse, il pose, sur mes lèvres, un baiser bouillant. Sa voix est légère et douce. "Je suis à toi" Il me fait un sourire, me regarde tendrement. Mes larmes glissent. "Aujourd'hui, prend ma place, fait, pour moi, le travail, donne et ne reçois pas" J'acquiesce dans un hoquet. Il disparaît, dans les méandres des brumes en fuite. N'attendez pas qu'un ange meurt, à vos pieds, pour commencer à faire le bien autour de vous, ils vous le rendront bien dans les douceurs de vos rêves. A chacun son monde. May 21 Conte de noël ...Conte de noël
Au plein milieu du désert de pierres ...Au plein milieu d'un désert de roche, parmi les vents destructeurs, là où rien n'aide à vivre, là où la terre reste nue sans montrer ni beauté, ni laideur, il attendait. Son attente durait depuis si longtemps qu'il en avait oublié sa motivation. Il regardait, alentour, tout ce qui n'était pas là et il puisait en son âme les vérités qui le nourrissaient. Son existence se résumait en une patiente présence, seule trace de vie là où rien ne vivait. |
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