Didier's profileQue les anges ...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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January 11 L'escalier ...Marche après marche, être monté plus haut, même, que la lumière et s'arrêter, haletant, juste le temps de réaliser combien il est long cet escalier. Avancer, comme on respire, parce qu'arrêter causerai trop de souffrance à ceux qu'on aime, ne pas tarder, tout de même, ne pas laisser la fatigue s'annoncer. Faire comme si on y croyait encore, comme si un rêve nous tenait. Avancer, par habitude, somnanbule éveillé. Et puis, stupide, durant un instant, se laisser happer par le chant des sirènes, comme un enfant, un immature, laisser l'écran des pensées se faire pirater par un rêve fou. Oui, un instant, rêver trop grand et tomber. Et toutes ces marches qui défilent, que l'on ressent dedans sa chair, qui martélent le ricanement des dieux. Chaque secousse haléte au creux de nous et chaque seconde est un éclat de souffrance au coeur de l'âme. Soudain ... La où personne ne devrait être, une main amie qui stoppe la course, la chaleur du contact déchire jusque la douleur. Dans ce regard qui vous soutient, le souvenir de temps anciens que vous pensiez morts à jamais. Après des années de distance, de temps qui passe ou l'on oublie, elle est là, l'amie, qui n'a jamais cessé de vous suivre à quelques pas. Alors, au milieu de l'escalier, se relever à la force de son bras, accepter la chaleur et la douceur de sa présence et s'en vouloir terriblement d'avoir pris les distances qui vous ont séparées. Enfin, dans un éclat de rire, reprendre la marche puis la suivante, mais avec, cette fois, d'autres doigts mélés aux siens. Merci d'être toujours là, Delphine, quand mes pieds ratent la marche. August 29 Tranche la vie ...Ok ... Ne pas penser au temps perdus aux péages de l'autoroute ... Ok ... Ne pas se dire qu'on a raté le coche ...
Ok ... Ne pas se souvenir des premiers pas dans la chambre d'hosto ... Ok ... Ne pas se souvenir de son visage effondré, de son souffle chargé ... Ok ... Ne pas se souvenir du sourire forcé, posé sur mes lèvres, ne pas se souvenir que l'on avait compris ... Ok ... Ne pas garder, brûlante, l'image de son dernier sourire, de son dernier clin d'oeil ... Ok ... Ne pas se dire que l'on aurait pu faire mieux ... Ok ... ne pas souffrir de ces secondes passées, de regrets, loin alors que l'on aurait du être près ...
Prêt ...
Comment se préparer à tenir une main qui devient flasque ?
Comment supporter que son dernier regard nous ai dit "prends soin de toi" ?
Et merde !
Fait chier cette vie !
Ch'ui là, et j'voudrai pas, il est parti et il creuvait de rester !
Putain ! Quand il s'était trouvé, ENFIN, une p'tite à croquer !
Trop jeune !
Fait chier !
...
Ok ... Accepter ...
Ok ... Faire son deuil ...
Ok ... Fêter d'être de ceux qui vivent ...
Mais ...
Quand même ...
Fait chier ...
December 16 Un souffle de nuit ...C’est dans un silence qu’elle est apparue, glissante, furtive, sur mes instants, comme portée par un souffle de nuit … Comme un soupir qui me penserait son auteur … Comme une seconde qui aurait glissée hors de l’horloge et qui aurait construit son propre univers, comme un moment perdu par quelqu’un de trop pressé et qui s’offrirait à moi … Alors, je l’ai recueillie sans trop savoir qu’en faire … Je l’ai proposé à la garde de ceux qui m’entourent, mais nul n’a accepté de s’en charger … Pas le temps, trop grande responsabilité … Alors je me la suis gardée … Depuis, elle a fait son nid dans mes heures et si j’ai eu du mal à lui trouver une place, elle m’est devenue familière … Quand je ne sais plus que faire de ces moments volés à la vie que je jetais, avant, dans quelques rapides plaisirs sans fond, je vais me lover dans ses bras et je l’écoute me dire le silence … Elle me renvoie mes battements de cœur, me laisse errer dans les méandres de mes peurs, de mes regrets, elle repasse, avec moi, les souvenirs de mon passé et, lentement, elle m’aide à rêver. Elle me rappelle mes folies douces du temps, passé, où j’étais fou. Elle ravive mes braises brûlantes, du temps ancien où je brûlais et, tranquillement, sans faire de vague, elle me redonne la force d’Aimer, cette petite chose sans forme ni goût que je nomme « Paix ». 16 décembre 2006 Que les anges déposent le voile de la tendresse sur vos heures ...
November 11 Signe de vie dans le désert ...Je me suis effondré et le loup m’a porté. Au fin fond d’une grotte oubliée, il m’a traîné sous la pluie tombant des cieux, encore et toujours. A force de croire, seul, en mon rêve, mes lèvres se sont séchées et mon silence s’est teinté, lentement, des soupirs de la souffrance. Mes nuits sont devenues telles l’âtre où l’enfer laisse errer ses flammes. Mes mains se sont courbées et je n’ai plus su apaiser le feu né d’avoir trop parcouru des rêves où les pétales de rose ne servaient qu’à masquer le tranchant des lames du mensonge. Alors, le loup s’est couché, à l’entrée de la grotte et a veillé. J’ai entendu vos chants à l’orée des bois, j’ai ouïe vos appels mais rien en moi ne pouvait vous répondre. Et le loup veillait. Des bruissements se sont fait entendre alentour et, l’oreille aux aguets, le loup s’est levé. La lumière douce et scintillante d’un cristal féerique est apparue et, loin de blesser ses yeux, le loup y a trouvé quelques reflets apaisants. Alors, dans le cercle de lumière, au cœur d’un flot d’étoile, une lionne s’est montrée, fragile et légère. Face à cette intrusion, le loup s’est dressé d’un mouvement. Ses babines se sont retroussées. Ses poils se sont hérissés. Ses oreilles se sont couchées. Un grondement sourd s’est élevé de sa gorge et à la lutte il s’est préparé. Alors, lascive et paisible, la lionne s’est couchée. Un doux feulement s’est élevé de ses flancs et, la tête sur ses pattes croisées, elle a posé le velours de son regard dans le regard brûlant de colère de son opposant. Là où elle n’aurait pu espérer la moindre victoire, elle offrit l’alternative la plus étonnante au gardien déboussolé. Se levant très doucement, faisant jouer la lumière du cristal sur son pelage soyeux, elle s’offrit aux crocs, comme un festin de roi offert à un ogre affamé. Sans crainte du brûlot au fond des yeux du loup, elle s’arrêta devant lui et, de son tendre feulement, à la douceur de son regard, usant de toutes les armes de sa féline féminité, elle mit un autre feu au cœur du loup. Le désir fit la lutte au devoir, l’envie de vivre fit un brasier et la fièvre montant en lui, il sentit toutes ses forces l’abandonner. Loin de vouloir le capturer, le combattre ou le dompter, la lionne ne se laissa pas berner, je n’étais pas le loup. Elle ne fit qu’éveiller la force des eaux retenues par des années de solitude, au creux des instincts du cerbère. Vaincu par ses propres démons, le loup ne pu qu’assister à la scène qui s’en suivit.
La lionne entra dans la caverne, laissant son chant précéder ses pas. Le loup ne pu émettre qu’un faible gémissement. Signal d’alerte, je m’éveillais, en proie à la fièvre des regrets. Devant moi elle se lova et glissa doucement son regard dans le mien. Ses babines exhalaient un parfum inconnu. Son doux ronronnement s’enfonça, lentement, en moi et vint rendre quelques vies à mes anges. Ses couleurs vinrent se mêler aux miennes et, leur rendant quelques superbes, commencèrent à tisser de nouveaux espoirs.
Voilà où j’en suis, mon corps se tarde de cesser de participer à la danse des sentiments. Mon cœur ne parvient, au souffle de la lionne, qu’à envoyer quelques étincelles de message à mes doigts. Aucune promesse dans ces mots. Que la vie vous soit douce, ne rêvez pas plus fort que vous ne pouvez le supporter. Didier October 23 Réponse à Cacahouète ...Il est rare que je donne réponse sur mon espace, ainsi. Ma chère Cacahouète ... Vous êtes gentille est prévenante mais ... Tout d'abord, ce serait, de ma part, me mentir autant que mentir à l'autre que d'attendre. Je suis volontaire et ne crains pas les déceptions. Je me refuse à le cacher. Craindre de se tromper c'est accepter de ne pas vivre, selon moi. Alors, oui, entre le mot, l'intention, le geste et l'attitude, j'ai fait le tour de la dame. Elle a d'énormes charmes mais je ne peux accepter une telle distance entre l'intention et le geste après une semaine de découverte. Si le médiocre prend si vite place, l'avenir est bouché. Je me suis trompé, j'en assume toute la faute, j’apprends et je reste moi. Je ne resterai pas caché à prétendre que parler permet de mieux comprendre. Les faits sont plus révélateurs que les intentions. Que désirerais-tu ? Que préconiserais-tu ? De parler ? Il n'est qu'une vérité et elle se cache rarement dans le mot. De rester dans une amitié feinte alors que le sentiment est empreint de désir ? Ce serait mensonge et violence contre ce sentiment noble qu'est l'amitié. Alors ... Non ... Je reste moi ... October 10 T'étais là ...T'étais pas là, quand le vent a cessé d'emplir mes voiles, quand le silence a tué, de nous, le rêve et l'espoir. T'étais pas là, quand j'ai pleuré, dans le salon, pour me cacher, t'étais couché et tu savais que ma vie s'échappait. T'étais pas là quand j'ai souri, que je me suis mis à me moquer de moi, t'étais pas là, dans mon histoire, quand j'me suis relevé des moments noirs. T'as pas vu comme je luttais contre les marques de mon passé, toute ces traces, ces cicatrices que lentement j'effacais. T'as pas vu la lumière lentement revenir, t'étais pas là dans mes sourires, t'as pas vu que je respirais, que je commencais à m'aimer. T'as pas vu, tu me parlais, trop occupée à m'expliquer pourquoi tu avais peur de me perdre, pourquoi nous deux c'était un rêve. T'as pas vu mon corps plier, t'étais trop occupée à lui demander de te donner le plaisir, trop occupée à fermer les yeux et à laisser mes anges te faire gémir. Mais t'étais là, dans mes rêves et je te regardais de tout en bas. T'étais là pour me donner l'envie de croire et de rêver, d'oser et de durer. T'étais là pour me défier, me forcer à emplir mes poumons, t'étais là, dans ma sueur, dans mes douleurs et dans mes mots. T'étais là, dans mon horizon, donnant un sens à mes pas, superbe rêve à attraper, mais toujours trop loin pour être touché. Tu ne m'as pas aimé, tu as dévoré la souffrance qui m'étouffait. Tu l'as arraché de ma peau pour te racheter un peu de lumière à l'âme. Tu t'es servi de moi, de mes angoisses, pour te racheter au regard de ceux que tu as abandonné, quand vint le moment de plier bagage, tu voulais être sûre que je t'aimais. Dans tes mots y'a un laetmotiv, "on m'a toujours regretté". Eh bien moi, ni de ce temps passé ensemble et de ce que j'ai pu en retirer, ni de mes efforts, de mes douleurs, ni de mes combats et mes défaites, je n'ai de regrets. Demain est un jour où tu n'as plus de place. Tu m'as sauvé, je te l'accorde, tu m'as sauvé de toi. Tu m'as laché, très lentement, me laissant partir vers moi. J'étais amoureux d'un rêve que tu as fabriqué pour me permettre de me sauver, alors, maintenant que mon coeur a retrouvé la paix, je te le dis, tu t'es racheté. Aux yeux des anges et des dieux, tu as retrouvé la pureté. Tu t'es nourris de ce que j'avais de négatif, de noir et de putride et dans ce temps où tu me libérais, tu t'es rachetée. Je te souhaite d'être aussi heureuse que je le suis, aussi fiére de toi que je peux l'être de moi. Sois heureuse. Didier, à destination. May 22 22 février 2005 : maman ...Je pleure. C'est comme un fleuve qui ne s'interrompt pas, mes yeux coulent et me font mal. J'ai passé ma vie à espérer pouvoir un jour effacer les blessures qu'on t'a infligées, toute ces salissures que tu as portées, comme on porte une médaille à titre posthume. Je te retiens, dans ma mémoire, image fragile de brouillard que je sers de toutes mes forces, Maman. Tu es partie en tenant ferme, au creux de la douceur de ton regard, un coin de la tenture de mes rêves et je m'accroche, à bout de force, à ce qui en reste entre mes mains. Tu me manques terriblement et c'est en ton nom que je souris, c'est en ton nom que je regarde l'horizon ... |
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