Didier's profileQue les anges ...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    October 23

    Enfin ! Messieurs !

    Il est quelques hommes qui me lisent. La pudeur masculine les pousse à préférer m’envoyer un e-mail plutôt que de ne laisser un commentaire ici …

    J’ai juste un conseil à passer à l’un d’entre eux mais, n’étant ni sexologue, ni conseillé matrimonial, je préfère que vous, mesdames, vous validiez ou avalidiez mon propos.

    Alors, je dresse le cadre de la « problématique » …

    Un homme, ma foi aimé et empli de sentiments nobles envers sa compagne me fait part de la dégradation de la communauté sensuelle dans son couple.

    Voici, en substance, le conseil que j’aimerai lui donner …

    Dire « Je t’Aime », à sa compagne est primordial, quand le sentiment est présent. Penser à lui apporter un petit présent, une rose, un parfum, sans raison particulière est important. Ne pas prévoir certains moments et se contenter de les vivre intensément est vital. Préparer une sortie pour elle, un concert de son chanteur préféré, un dîné en amoureux au bord de la mer, etc. est important …

    Mais, et on en parle rarement, il est une chose qu’il faut oser faire, selon moi.

    Messieurs dites à vos compagnes « Je te désire » !

    Ceci vaut pour les dames, aussi, je pense …

    Avez-vous quelques avis sur le sujet ?

    September 04

    Aux dieux et aux anges

    Parfois, au cours de ma vie, j’ai posé les deux genoux à terre et j’ai prié les dieux de m’aider. Je leur demandais de me donner une chance, de me sortir des ténèbres. J’ai, souvent, attendu trop longtemps qu’ils m’envoient un signe, qu’ils me montrent la voie.

    Il m’a fallut toutes ces années pour constater, l’œil amusé, que durant tout ce temps, l’échelle vers la lumière était là, juste à portée de mains.

    Serait-ce, là, l’explication de la maxime : « aides-toi et le ciel t’aidera » ?

    May 25

    Renaissance ...

    Sur la plage, à l'heure où le soleil rêve encore, l'eau du lac semble couverte d'une couette duveteuse de brouillard.
    Les oiseaux couvrent le ciel de leurs appels, pressants, à l'astre du jour et, comme à regret, guettent la fin de la nuit.
    Un mouvement fébrile glisse, murmurant, à l'orée du bois proche et, comme un fantôme, déplace la rosée sur les buissons nouveau-nés.
    L'air est blessant de douceur et de calme et le vent semble hésiter sur le sable jaune. Rien ne bouge, dans les arbres alentours, et la terre semble morte, pour ce lieu de féerie.
    Le temps, arrêté un instant, ne pose son rythme que sur le déplacement, hasardeux, de mes pieds endormis.
    La peau de mon front porte la couronne glissante de la sueur salée, je suis le dernier vivant d'un monde en devenir.
    Mes doigts parcourent mes poches, mouvements désordonnés, seule trace du harcèlement de mes pensées sur mon corps.
    Bouffée brumeuse du tabac à mes lèvres, la fumée pique, insistante, la naissance de mes yeux engourdis. Le sommeil pèse,lourd sur les paupières fripées et les yeux se chaussent de deux poches aux relents bleuâtres.
    Percutant la surface de l'eau, les rayons solaires déchirent les bois et pénètrent, vindicatifs, les branches chargées des feuilles vertes de l'été.
    Le liquide, comme touché de magie, se change, dans l'instant, en or et argent, répercutant la lumière jusque dans le sous-bois.
    Niant les règles de la physique, la lumière se jette à l'assaut des branches basses, par le dessous, rendant fébrile un oiseau protestataire et rebelle.
    Le lieu endormi exhale, en un instant, les effluves puissants des branches au sol, couverture d'humeurs automnales sur le parfum grisant des noisetiers à la fête.
    Mes pas s'arrêtent. Je ne l'ai pas raté, ce levé de soleil que j'avais tant désiré. Peu de sommeil, mais tant de joie, je suis là.
    21 janvier 2001