Didier's profileQue les anges ...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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February 07 Nous ne sommes pas ...Nous ne sommes pas fait de silence. On ne peut vivre sans expliquer. Expliquer ce que nous sommes, expliquer ce que nous rêvons, ce que nous croyons, ce que nous craignions. Si ce n’est pour notre interlocuteur, c’est pour nous-même que nous nous devons d’aller fouiller, ainsi, dans ce que nous sommes au creux de nous. Il est tentant de détourner les yeux de ce nous sommes vraiment et de se laisser glisser dans le flot. Il est tentant de se contenter d’être ce qu’il est le plus simple d’être, de ne plus être que ce qu’autrui dit de nous en niant ce que nous savons être.
Je regarde autour de moi et je note combien, par simplicité, beaucoup préfère ne plus être que ce que le monde attend d’eux. J’ai opté pour le silence, non pas pour ne plus m’écouter, ne plus me découvrir, mais pour ne plus parler qu’à moi et ne plus perdre de temps à expliquer.
Ce que j’ai vécu ? J’ai perdu …
J’ai perdu une grosse partie de moi, celle qui aimait le combat, qui voulait convaincre et conquérir, qui était persuadé d’avoir raison. Comment je l’ai perdu ? L’expliquer relèverait de l’ésotérisme ou de la psychologie de bas étage. Il y eut un jour, une heure, une minute, un instant, où, soudain, tout ce qui en moi avait faim de vie a cessé de s’exprimer, un moment où l’envie de convaincre et de prouver que je n’avais pas tort s’est arrêté. Je comprenais ce phénomène, je l’avais prévu et j’avais averti autour de moi : « Un jour, je tomberai, je déposerai les armes, je ne serai plus capable de vous aider. ».
Ce jour là, soudain, le guerrier en moi a lâché ses armes et mon corps a cessé d’accepter de vivre. Etonnante formulation n’est ce pas ? Et pourtant, ce fut ainsi. Un jour mon corps s’est mis à trembler, mes genoux à ne plus supporter mon poids. Je ne pouvais pas descendre l’escalier vers la rue sans risquer la chute à chaque pas. Je ne pouvais plus rester debout, mes reins portaient deux enclumes. J’ai perdu, en une minute, le sommeil, même si ce ne fut jamais pour moi une terre simple d’accès. Là, tout soudain, le sommeil n’était plus. Il ne restait qu’un vague coma dans lequel je tombais. J’ai perdu le goût. Dans ce même instant, tout perdit sa saveur. Je ne ressentais plus que très vaguement la texture de la nourriture, la densité de la boisson. Le sucré, le salé, le doux, l’amer, tout n’était plus qu’un magma indéfinissable. J’ai perdu, dans un mouvement, la trace de mes plaisirs. Le plaisir de marcher, de regarder, de lire, d’écrire, de respirer, de sourire, de partager, de vivre … Même le partage de moments avec mon fils avait perdu sa saveur.
Ai-je cherché l’aide d’un psy ? Oui … Plusieurs même … Le constat ? « Vous êtes juste épuisé, prenez ces cachets pour dormir et tout ira mieux. » J’ai dormi durant des nuits et des jours dans les bras de ce coma. Je me suis réveillé chaque jour avec plus de tremblement, plus de souffrance, moins de vie. Il ne me manquait qu’une chose … Une raison … Une raison de vivre …
Ai-je retrouvé cela ? Je ne pense pas. Je reste incomplet et tronqué. Mais j’ai suffisamment de vie en moi pour pouvoir recommencer à rêver. Mes rêves ? Simples et naturels … Aller et venir sans souffrir dans mon corps. Marcher sans raison, juste pour voir la lumière se refléter sur les couleurs. Ecouter et entendre les mots d’autrui, non pas pour chercher le combat mais pour découvrir un autre angle de vue sur la vie. Je ne souffre plus vraiment. Je pense que seule l’absence d’activité fait mes souffrances d’aujourd’hui. Mon corps a perdu l’habitude. Bonne souffrance qui dit le retour à la vie qui ouvre sur une bonne fatigue qui me donne l’envie de dormir et d’aller jusque demain, régénéré et plus fort. Mes projets ? Continuer à restaurer mes plaisirs simples, plaisir de respirer, marcher, bricoler, vivre … Non, pas de projet lointain, de vaste attente, de pharaonisme. Non … Juste le plaisir d’être vivant … Le plaisir de regarder un bon reportage à la télévision en repassant. Le plaisir de sortir mes outils et de construire une étagère, un meuble, etc. Le plaisir de tremper la serpillière dans le seau et de frotter le sol pour en voir disparaître les traces de la vie. Je ne peux pas rêver trop fort encore, je suis convalescent, mais je recommence à respirer et, croyez le, c’est terriblement bon. April 05 Et si Dieu ...Et si Dieu ... Et si dieu existait ? Voilà, je le crois une hypothèse qui venant de moi choquera certain. Oui, je crois en Dieu ! Pas en le dieu que nous décrive les textes dits saints, mais plutôt en ce dieu que nous envisageons parfois ... Les " écritures " nous parlent de l'idée que certains théologiens se faisait du bien, non de ce que Dieu en pense ! En effet, durant les années qui suivirent la naissance de la chrétienté, des concepts forts et des règles bonnes furent édictés. Malheureusement, à bien des moments, des hommes s'octroyèrent le droit de se déclarer les envoyés de Dieu sur terre, ses émissaires, ses ayants droits ! Ce que les premiers apôtres apportèrent au monde, fut galvaudé, modifié, humanisé. Lors de multiple synodes (réunion ecclésiastique ayant réformé les textes saints), l'homme apporta les solutions aux problèmes que Dieu avait laissé en suspend. Durant le XXème siècle, on octroya par ce biais une âme aux femmes. Grande révolution, en effet, que cet édit qui ne faisait que rétablir une vérité évincée lors du synode de Constantinople du IXème siècle. Eh oui, ce n'est que lors de ce synode, que la question, qui n'aurait su se poser sans volonté de dénigrement de la femme, de son âme fut posée. Les tendances de l'époque voulaient faire de celle-ci une esclave de l'homme, au XXème siècle, la volonté de celle-ci leur permis de regagner leur égalité religieuse. Je penses, moi, que cette religion chrétienne que l'on se permet souvent de dénigrer a oublié sa première règle : " Tu ne vénéreras pas les idoles " Les idoles sont de nos jours multiples, mais l'une des plus marquantes n'est-elle pas " l'homme en blanc " ? Cet homme qui est jugé comme le " chef " de l'église par les chrétiens comme les athés ! Dieu n'a, selon moi, édicté qu'une seule règle : " Fais le bien " Et à chacun de trouver en lui ce qu'est " son " bien. Face à Dieu, un seul être pourra défendre vos choix, vous ! Nul homme, nul créature, ne pourra s'interposer entre vous et lui. Si ce n'est pour ce dieu, dont l'existence importe peu, faites le bien pour le regard que vous posez sur vous. Alors, si il existe, il saura entendre les raisons de votre cœur, et, s'il n'existe pas, vous pourrez vous endormir le cœur en paix. Je crois en Dieu, il est en moi, il me juge ! Les ombres luttent ...23.03.01 Les ombres luttent, encore, pour sauvegarder la nuit, dans la ville, tout est calme. Les silences occupent, encore, le terrain. Dans cette zone, en transit, de notre planisphère, les humains hésitent à accepter le défi de ce nouveau jour. Autour de moi, les ombres humaines attendent leurs propriétaires, errants, encore, aux frontières du rêve et du réel. Et je suis là, mes yeux regardent ce monde et hument les murmures des formes de ma vie. Je n'ai pas les moyens de les partager, puisque mon regard n'a su se marier à un autre regard. Alors, c'est avec toi, crayon, que je fais ce voyage. Toi qui n'a comme paysage que cette page à parcourir. Me voici, de nouveau, au porte d'un jour, promesse langoureuse d'un hasard capricieux, passage obligé vers un demain en devenir ou étape d'un voyage vers une mort annoncée, il déroule le tapis et je choisis le pas. Si, d'un sourire, une forme féminine allume l'étincelle dans mes yeux en sommeil, je sentirais, c'est sûr, les herses se lever et la vie me rappeler les promesses d'un avenir. Mais le sourire manque, alors, je ne glisse pas. Si j'étais l'une des briques d'un autre avenir, si, sur moi, quelqu'un voulait construire, si la forme de mon avenir voulait être partage, je traverserais ce passage, sans même hésiter. Mais, nul ne compte plus sur moi, alors, je ne glisse pas. Je voyage, donc, vers l'inéluctable fin, sans remords, ni urgence, sans espoir ni attente et je relate ma course, rapportant l'ennui et les si courts printemps. Mercenaire ...Je suis mercenaire. Je suis guerrier, ne vous déplaise. Je connais les mots, je sais les gestes qui interpellent les démons, les souvenirs brûlants, les douleurs cachées. J'ai bien des armes, des lames, des pièges pour les faire sombrer dans le feu de ma tendresse. Je ne suis qu'un mercenaire, je cherche la richesse du cœur. Libre dans d'appréciables délais, je ne cherche pas un type de partenaire précis. Je ne juge pas à l'apparence, cessez de croire que vos formes m'interpellent. J'ai quelques moments, dans mon emploi du temps, pour tenter de résoudre votre problème. Je sais montrer que l'homme, le masculin, peut, pour certains, connaître l'Amour. Je sais prouver que nul n'est exempt d'aimer et d'être aimé. Je demande un salaire. Il est élevé, alors, pensez-y bien. Je demande a être séduit. Anne ...Ne pleures plus, petite fille, il est fini ce temps maudit, il est bien loin, maintenant. Ne pleures plus, par ton sacrifice, même inutile, à la vie de tes enfants, tu l'effaceras le souvenir de cette distance, de cet abandon, dans ta mémoire. Tu effaces, de la face du monde, par ton abandon, la trace de cet égoïsme qui l'a poussé à t'abandonner. Tu es le contrepoint, la démonstration, tu as poussé si loin, tu t'es tant donnée, que le monde ne crois plus en le choix de l'égoïsme, tu peux te reposer, maintenant, ne pleures plus. Ne pleures plus ... Tu n'as plus à combattre, dans ce sang que tu regardes en inconnu, la trace de cet égoïsme qui a marqué ta vie. Tu n'as plus à combattre, tu n'es pas identique, tu l'as démontré, ne pleure plus, tes enfants savent que tu es là. Ne pleures plus, tu as choisi la meilleure voie pour naviguer avec cela. Ne pleures plus, tu as choisi une route qui ne te laissera pas glisser dans le plaisir, tu ne te laisseras pas aller à être heureuse, les portes sont proprement cadenassées, tu peux te reposer, tu n'as qu'une lumière, elle est pure, elle vient de ton sang. Ne pleures plus, tu as la force d'étendre ce don, tu y parviendras, dans un élan en avant, dans ta fuite devant la peur de ne pas être capable d'être heureuse et aimante, tu les aimeras, ces autres enfants. Tu as chassé toute opportunité d'ouvrir les yeux sur un autre attrait que le bonheur de tes enfants, tu sauras aller au devant de ceux qui n'ont pas eu de mère. Tu es la mère, par excellence, excellente et merveilleuse, tu effaceras, par ton don, la trace de leurs blessures. Ne pleures plus, tu réussiras à effacer les traces de l'abandon, de leur vie, tu sauras leur donner la mère qu'ils n'ont pas eu. Ne pleures plus, ton chemin ne craint plus rien. Tu parviendras à te donner à ceux-là, aussi. Comme tu le dis si bien, " on ne partage pas son Amour entre ceux que l'on aime, on l'étend ". Chaque enfant te rendra plus forte, tu seras de moins en moins, tentée de goûter au bonheur, tu ne culpabiliseras plus. Le regard que l'on porte sur toi est empli de respect. Tu es la mère par excellence. Tu seras de plus en plus admirée, on ne verra plus les traces de ton passé. La trace de ta douleur sera estompée par la fureur de ton combat. Ne pleure plus, tu es amazone, déjà, vierge-mère, guerrière-sainte. Le stoïcisme de ta vie te conduira, tu ne te laisseras pas happer par les plaisirs du bord de route. Ne pleures plus, je ne viendrais plus te tenter, je ne viendrais plus te proposer ces plaisirs qui te rendent le sourire, ces rêves qui se cachent au fond de toi. Oui ... Ne pleures plus ... La vie que tu as choisi est belle, comme celle d'un roman de guerre, tu es pure guerrière, porte-drapeau d'une foi superbe, d'une religion merveilleuse, de valeurs rares. Ne pleures plus, ton choix t'offrira l'embrasement, tu seras droite jusqu'à la fin et tu ne renieras pas ton engagement, à l'exemple de Jeanne d'Arc. Je l'avais écrit, sans m'apercevoir du sens lors de ta venue à Reims : " Jeanne et Clovis l'avaient consacrée, aujourd'hui, le sacré y revient, sans désir de conquête, sans autre arme qu'un sourire. " Je l'ai compris, aujourd'hui, je peux ranger cette phrase. Ne pleures plus, j'ai, enfin, compris. La vie de douces flammes et de caresses tendres que je voulais t'offrir, n'est pas dans tes désirs, je me suis profondément trompé. Tu trouveras celui qui aura, comme toi, le désir d'ancrer sa vie au service des sans-amours. Tu auras cette vie, douce, belle, pure. Dans la pureté de votre abandon, vous trouverez un plaisir que je ne connaîtrais jamais, et pourtant, je ne vous envie pas. Chaque vie est une route. Il me semble avoir déjà parcouru la route que tu choisis. Je suis bien plus vieux, je prend ma retraite. Mon drapeau est trop sali par le sang que j'ai versé. Ne pleures plus. J'ai, enfin, compris. Je ne culpabilise pas de t'avoir proposé, cet autre avenir et je respecte ton choix de garder ta route. Ne pleures plus, doux ange pur, un ange déchu veille sur toi. January 11 L'escalier ...Marche après marche, être monté plus haut, même, que la lumière et s'arrêter, haletant, juste le temps de réaliser combien il est long cet escalier. Avancer, comme on respire, parce qu'arrêter causerai trop de souffrance à ceux qu'on aime, ne pas tarder, tout de même, ne pas laisser la fatigue s'annoncer. Faire comme si on y croyait encore, comme si un rêve nous tenait. Avancer, par habitude, somnanbule éveillé. Et puis, stupide, durant un instant, se laisser happer par le chant des sirènes, comme un enfant, un immature, laisser l'écran des pensées se faire pirater par un rêve fou. Oui, un instant, rêver trop grand et tomber. Et toutes ces marches qui défilent, que l'on ressent dedans sa chair, qui martélent le ricanement des dieux. Chaque secousse haléte au creux de nous et chaque seconde est un éclat de souffrance au coeur de l'âme. Soudain ... La où personne ne devrait être, une main amie qui stoppe la course, la chaleur du contact déchire jusque la douleur. Dans ce regard qui vous soutient, le souvenir de temps anciens que vous pensiez morts à jamais. Après des années de distance, de temps qui passe ou l'on oublie, elle est là, l'amie, qui n'a jamais cessé de vous suivre à quelques pas. Alors, au milieu de l'escalier, se relever à la force de son bras, accepter la chaleur et la douceur de sa présence et s'en vouloir terriblement d'avoir pris les distances qui vous ont séparées. Enfin, dans un éclat de rire, reprendre la marche puis la suivante, mais avec, cette fois, d'autres doigts mélés aux siens. Merci d'être toujours là, Delphine, quand mes pieds ratent la marche. January 06 Bonne et douce année 2008 !2007 fut une année charnière pour moi, il en va de ma capacité à rebondir pour entrer en conquérant dans cette année 2008. 2007 fut une année de remise en question, de grand nettoyage, ceux et celles qui se sont vus effacés de ma vie furent nombreux. 2007 s’est terminée sur une période hautement chaotique où j’ai vu claquer des portes que je pensais s’ouvrir, où j’ai vu ceux que j’aime plier et souffrir. 2007 fut l’année des choix et des décisions. 2008 est l’année des semailles, l’année du renouveau, l’année fondation de mon avenir, j’espère la partager avec vous. Je vous souhaite, pour cette année 2008, la lucidité et la lumière, la volonté et le partage, la force et la douceur, la paix et la vitalité, pour qu’elle soit la source de vos plus beaux et plus durables souvenirs. Tendres baisers à vous tous. Que la vie vous soit douce et que les anges déposent le voile de la tendresse sur vos espoirs. Didier November 25 Elle lui parle ...Jeudi 22 novembre 2007, quai d’une gare, moment d’attente, il fait grand froid, ce froid glacial qui vous transperce. Mes yeux errent et vagabondent et je surprends, à quelques pas, un merveilleux sourire face à moi. Il n’est pas, vraiment pas, pour moi ce sourire là. Il est pour lui et elle lui parle. Ses yeux sont emplis d’une pluie d’étincelle et je vois bien qu’il l’ensorcelle. Elle minaude et baisse, au sol, un regard de biche. Comme elle est belle ainsi offerte. Elle lui parle et il répond, elle sourit et rougit mais, moi, je ne le vois pas plus que je ne l’entends. Je ne saurai dire quels sont les mots qu’elle lui dépose, ainsi, en offrande, car aucun son ne passe ses lèvres. Elle est belle à rayonner, ainsi, à lui parler, mais, je le sais, il n’est pas là. Elle lui parle mais il n’est pas au rendez-vous de ses secrets, et je suis là, étourdi par le rugissement des flots de ma mémoire. Elle, je la connais, je l’ai connu, il me l’avait présenté. C’était l’amour de sa vie, la femme rêvée, la mère de ses futurs enfants, son fantasme vivant. Lui, c’était le copain de soirée, le mec qu’on connaît peu, intelligent et plaisant. Lui, c’était le mec qui rêvait de partir un jour vers le grand orient. Et puis … Il est parti, je n’ai jamais eu de nouvelles. Et là, sur ce quai de gare, j’ai un malaise, je n’ose pas l’interrompre, parce que elle, elle est occupée, elle est en train de l’aimer. August 29 Tranche la vie ...Ok ... Ne pas penser au temps perdus aux péages de l'autoroute ... Ok ... Ne pas se dire qu'on a raté le coche ...
Ok ... Ne pas se souvenir des premiers pas dans la chambre d'hosto ... Ok ... Ne pas se souvenir de son visage effondré, de son souffle chargé ... Ok ... Ne pas se souvenir du sourire forcé, posé sur mes lèvres, ne pas se souvenir que l'on avait compris ... Ok ... Ne pas garder, brûlante, l'image de son dernier sourire, de son dernier clin d'oeil ... Ok ... Ne pas se dire que l'on aurait pu faire mieux ... Ok ... ne pas souffrir de ces secondes passées, de regrets, loin alors que l'on aurait du être près ...
Prêt ...
Comment se préparer à tenir une main qui devient flasque ?
Comment supporter que son dernier regard nous ai dit "prends soin de toi" ?
Et merde !
Fait chier cette vie !
Ch'ui là, et j'voudrai pas, il est parti et il creuvait de rester !
Putain ! Quand il s'était trouvé, ENFIN, une p'tite à croquer !
Trop jeune !
Fait chier !
...
Ok ... Accepter ...
Ok ... Faire son deuil ...
Ok ... Fêter d'être de ceux qui vivent ...
Mais ...
Quand même ...
Fait chier ...
December 16 Un souffle de nuit ...C’est dans un silence qu’elle est apparue, glissante, furtive, sur mes instants, comme portée par un souffle de nuit … Comme un soupir qui me penserait son auteur … Comme une seconde qui aurait glissée hors de l’horloge et qui aurait construit son propre univers, comme un moment perdu par quelqu’un de trop pressé et qui s’offrirait à moi … Alors, je l’ai recueillie sans trop savoir qu’en faire … Je l’ai proposé à la garde de ceux qui m’entourent, mais nul n’a accepté de s’en charger … Pas le temps, trop grande responsabilité … Alors je me la suis gardée … Depuis, elle a fait son nid dans mes heures et si j’ai eu du mal à lui trouver une place, elle m’est devenue familière … Quand je ne sais plus que faire de ces moments volés à la vie que je jetais, avant, dans quelques rapides plaisirs sans fond, je vais me lover dans ses bras et je l’écoute me dire le silence … Elle me renvoie mes battements de cœur, me laisse errer dans les méandres de mes peurs, de mes regrets, elle repasse, avec moi, les souvenirs de mon passé et, lentement, elle m’aide à rêver. Elle me rappelle mes folies douces du temps, passé, où j’étais fou. Elle ravive mes braises brûlantes, du temps ancien où je brûlais et, tranquillement, sans faire de vague, elle me redonne la force d’Aimer, cette petite chose sans forme ni goût que je nomme « Paix ». 16 décembre 2006 Que les anges déposent le voile de la tendresse sur vos heures ...
September 12 Une porte s'est fermée ...Si tu savais comme ce silence peut faire du bien, quelques fois, comme il est bon de passer la soirée avec soi, tu comprendrais pourquoi je me plais à rester loin de toi. Si tu savais comme il est bon de se donner par Amour, combien on se sent, alors, complet et fort, tu comprendrais combien il est douloureux de se retrouver là, en face de son miroir à se promettre « plus jamais ça ». Si tu avais, au fond de toi, ces mêmes refrains que je cache, si tu savais combien un sourire peut effacer de larmes, alors, tu comprendrais pourquoi je dois combattre mon cœur et mon envie de me consacrer à une femme comme toi. Je ne parviens pas à te croire quand tu me promets être comme moi, entière, forte, douce et sensuelle à la fois. Je ne parviens plus à voir demain autrement qu’entre mon fils et moi, du matin au soir, profitant du bonheur de vivre ensemble, enfin. J’ai eu des rêves qui manquaient de couleurs, qui manquaient de toi, ils étaient fragiles et fins comme le brouillard, doux et légers comme les nuages. Je me suis battu, crois le bien, pour empêcher les vents de les déchirer, de les disperser au fil du temps, mais, aujourd’hui, tu reviens trop tard, je n’en ai plus qu’un vague souvenir. Comment ? Tu prétends me les rendre ? Mais t’ai-tu demandé si je le veux ? Ces rêves là, je te le dis, quand le temps les effacent, ne se reconstituent pas. Tu me vois et tu me dis avoir besoin d’un homme comme moi, je te souris et je garde en moi la réponse que mon cœur t’envoie. Tu désires la connaître ? En es-tu sûre ? Alors la voici … Tu as besoin de moi, je te le concède et je pourrais t’être encore très bon, je le crois, mais, maintenant demande toi, un instant, si moi, j’ai besoin de toi ? June 12 Là est le mystère ...On n’entre pas au pays d’une femme sans en connaître les lois, on ne passe pas ses frontières fragiles sans en caresser les reliefs. On ne touche pas le cœur d’une femme sans y déposer un peu de miel, on ne prend pas une femme, on s’offre en cadeau à elle. On ne possède pas une femme, on en étudie, sans relâche, la course des secrets, on ne dirige pas une femme, on l’invite à se livrer. On ne séduit pas une femme, on la laisse rêver, on ne connaît pas une femme, on la parcourt et, comme un livre ne nous appartient jamais vraiment, elle contient d’éternel secret qui jamais ne se livre. On ne parle pas aux femmes, on les écoute entendre, on ne combat pas une femme, on accepte de se rendre. On ne cherche pas une femme, on se laisse découvrir, on n’impressionne pas une femme, on la laisse nous grandir. On ne regarde pas une femme, on espère son sourire, on fantasme ses soupirs quand son sourire nous prend. On ne comprend pas une femme, on découvre qui l’on est, on se perd à mesure qu’elle se dévoile à nous, on se découvre à mesure qu’elle nous attire à elle. On n’est pas arrivé tant que l’on a pas compris qu’elles sont un mystère qui porte le nom de « vie ». Si, en elles, on est né un jour, c’est encore, en elles, que l’on vit et l’on rêve. Si elle vous fait mal, c’est qu’elle a souffert car jamais une femme ne porte le premier coup. Si elle pleure dans vos bras, des souffrances provoquées par quelques barbares pathétiques aux dents de carnassiers, vous découvrez, enfin, quel est leur raison d’être en les voyant devenir un havre pour elle.
On n’est pas un homme sans l’accord d’une femme, on ne sait rien de soi que l’on n’ai découvert dans leur regard.
Merci d’avoir fait de moi un « mec bien » … J'aimerai ...J’aimerai prendre ta bouche, comme on part en voyage, laisser glisser, brûlantes, les traces de mon désir sur ta peau frissonnante, t’attirer, te blottir, au creux de mes baisers, te sentir liquide, belle de désir et d’envie mêlés.
Mais je me retrouve là, à guetter ta présence, sans même un soupir, incapable de te tenir, ou même de te voir, ma séduisante chimère.
Et je suis comme un lieu qui n’aurait pas d’histoire, une plume endormit sur un vélin vierge, puisque tu n’es pas là pour troubler mon absence de tes sourires et tes sortilèges. Je ne suis pas là si tu me laisses en vacances du désir de tes charmes … Voyage au creux du vent.
Je ne te rêve pas, puisque ton image est là, tatouée sur mon âme, friponne étincelle, charmeuse des instants, maîtresse de mes rêveries.
Merci de me faire rêver à d’autres rencontres, d’autres lieux de festin aux charmes légers et obsédants. Je te dois cette vie qui pulse en mon cœur dans l’attente, affamée, de nos partages sensuels. June 11 Ouvrir ses ailes ...Le soleil donne des airs de revanche à mes rêves et je me love, paisible, dans un vieux fauteuil tordu pour regarder la vie se déverser, sans honte, dans les feuilles des arbres. Leur ombre m’attire et j’ai comme le souvenir des senteurs que l’on découvre sous ces frondaisons là. Mais, non, je ne bouge pas, je me laisse bercer par la mélancolie, viendra, bientôt, le temps de profiter du délice des rayons solaires sur ma peau, pour le moment, je fais durer cette impression de rêver paisiblement. Mes pensées se libèrent et se mettent à errer, une phrase vient se glisser sur le fil de mes silences « on est vivant tant qu’on est fort ». Pourtant, je me sens pleinement vivant sans me sentir fort. Peut-être faut-il paraître fort ? Alors, c’est mon cas. J’impressionne plus que je ne le voudrai, parfois. J’ai cette flamme aux yeux qui me fait craindre. Je parait donc fort, mais ne le suis-je pas vraiment ? Je suis résistant plutôt, le fort conquière tandis que je résiste et, là, regardant la vie devant moi, je prend conscience de mon besoin de paix. J’ai accepté bien des reniements pour la frôler du bout du cœur, cette paix. Dans mon vieux fauteuil tordu, les yeux ouverts à demi, je me sens moi-même, spectateur indolent et paisible. Peut-être, un jour, viendrez-vous, avec moi, poser votre fauteuil à l’ombre des grands chênes et, alors, usant de notre droit à être vivant, peut-être trouverons-nous le moyen de partager …
Que la vie vous offre des fleuves de tendres moments,
Didier
June 10 Tendrement ...Il est des silences qui riment avec solitude, abandon, défaite. Il en est d’autres qui se marient à la vie, la paix, l’écoute. J’ai beaucoup écouté. J’ai écouté le jour se hisser hors de l’horizon pour offrir ses myriades de défis. J’ai accepté de laisser la vie m’étonner, se glisser lentement, tendrement, dans le court de mes heures et me livrer, délices, les moments paisibles de celui qui respire. Ce n’est que tout doucement que le manque de vous est apparu. Petits souvenirs comme des étincelles venant s’éteindre sur le lit d’un renouveau, sensation d’absence quand nul n’est là pour recevoir la douce langueur du récit de mes victoires, de mes pas vers demain. Tranquillement, j’ai retrouver l’envie de partager, le désir de lire et d’écrire. Aujourd’hui, sortant de ma retraite, je vous souhaite tous les bonheurs et toutes les joies qui font, de la vie, un étincellement moiré.
Que la vie vous soit douce et que les anges veillent sur vos rêves. Didier
June 09 Comment ...Comment reprendre cette conversation ? Je ne vais pas entrer dans les détails, j’ai passé un moment avec moi, je m’étais perdu de vue depuis si longtemps que je ne savais plus qui j’étais … Ma vie avait besoin de moi …
Alors, pour commencer, je vais très bien, physiquement et moralement. Florian est en superbe forme. J’ai déménagé, j’ai changé d’emploi, j’ai de nouveau une voiture et je vais en changer, mes rêves renaissent et je retrouve le goût des moments simples …
Pour le moment, je m’en tiendrai là …
Que la vie vous soit douce, etc.
Didier November 15 Mon frère, si ...Si tu ne fais que répéter les silences et les regrets, qu’au cœur du labyrinthe tu désires que l’on vienne te chercher, tu seras seul longtemps, mon frère, tu seras silence et solitude. Si tu ne donnes pas le meilleur qui est en toi, que tu ne laisses pas les couleurs de ton âme s’échapper, tu ne seras qu’un décor, mon frère, un mur gris devant lequel se hâter. Si tu n’oses pas tenir, entre tes mains, les rênes de ta vie pour la conduire ailleurs que dans les remous éternels de ta peur de demain, tu seras utilisé, mon frère, les prédateurs useront de cette force qui est en toi et que tu n’utilises pas. Si, au cœur de tes mots, tu ne parviens pas à poser la magie des battements de ton cœur, la douceur de tes rêves pastels, tu seras oublié, mon frère, tu seras comme le bruit ennuyeux d’un moustique au soir de l’été. Si tu crois les promesses, que tu te laisses aller au bonheur, on abusera de ta crédulité, mon frère, tu te retrouveras vidé des forces qui en toi attendaient que tu veuilles bien les utiliser pour te frayer un chemin vers ton bonheur. Ne cours plus après le vent, mon frère, tu me fais peur … November 11 Réponse d'un vieux loup à une remarque de Cat laissée sur son blog ...Ici : http://spaces.msn.com/members/cathy-francois2/
Dans le repli, aucune paix. Quitte le champ de bataille si tu ne peux y gagner et dépose tes forces en une terre qui t’est connue, mais n’abandonne pas le bénéfice des batailles que tu as déjà remporté.
Citation de Sun Tsu dans "l'art de la guerre" : "l'unique manière de remporter une guerre est de l'éviter".
Si l'ennemi est doué de raison, use de diplomatie, dissipe les peurs et les malentendus et fait-en un allié. Il n’est pas meilleur allié qu’un ancien ennemi convaincu de s’être trompé sur vous dans le passé.
Si l'ennemi est fermé a la raison, conduit sa haine au plus profond d'un de tes marécages avec d'autres de tes ennemis et, tels des fantômes sans plus d'intérêt, laissent les pratiquer leurs folies, les uns contre les autres.
Si l'ennemi ne vise pas ton coeur, s'il ne peut atteindre à ce qui t'est cher, alors, laisse le jouer au conquérant en les lieux où tu cantonnes les fous et les malveillants. Signe de vie dans le désert ...Je me suis effondré et le loup m’a porté. Au fin fond d’une grotte oubliée, il m’a traîné sous la pluie tombant des cieux, encore et toujours. A force de croire, seul, en mon rêve, mes lèvres se sont séchées et mon silence s’est teinté, lentement, des soupirs de la souffrance. Mes nuits sont devenues telles l’âtre où l’enfer laisse errer ses flammes. Mes mains se sont courbées et je n’ai plus su apaiser le feu né d’avoir trop parcouru des rêves où les pétales de rose ne servaient qu’à masquer le tranchant des lames du mensonge. Alors, le loup s’est couché, à l’entrée de la grotte et a veillé. J’ai entendu vos chants à l’orée des bois, j’ai ouïe vos appels mais rien en moi ne pouvait vous répondre. Et le loup veillait. Des bruissements se sont fait entendre alentour et, l’oreille aux aguets, le loup s’est levé. La lumière douce et scintillante d’un cristal féerique est apparue et, loin de blesser ses yeux, le loup y a trouvé quelques reflets apaisants. Alors, dans le cercle de lumière, au cœur d’un flot d’étoile, une lionne s’est montrée, fragile et légère. Face à cette intrusion, le loup s’est dressé d’un mouvement. Ses babines se sont retroussées. Ses poils se sont hérissés. Ses oreilles se sont couchées. Un grondement sourd s’est élevé de sa gorge et à la lutte il s’est préparé. Alors, lascive et paisible, la lionne s’est couchée. Un doux feulement s’est élevé de ses flancs et, la tête sur ses pattes croisées, elle a posé le velours de son regard dans le regard brûlant de colère de son opposant. Là où elle n’aurait pu espérer la moindre victoire, elle offrit l’alternative la plus étonnante au gardien déboussolé. Se levant très doucement, faisant jouer la lumière du cristal sur son pelage soyeux, elle s’offrit aux crocs, comme un festin de roi offert à un ogre affamé. Sans crainte du brûlot au fond des yeux du loup, elle s’arrêta devant lui et, de son tendre feulement, à la douceur de son regard, usant de toutes les armes de sa féline féminité, elle mit un autre feu au cœur du loup. Le désir fit la lutte au devoir, l’envie de vivre fit un brasier et la fièvre montant en lui, il sentit toutes ses forces l’abandonner. Loin de vouloir le capturer, le combattre ou le dompter, la lionne ne se laissa pas berner, je n’étais pas le loup. Elle ne fit qu’éveiller la force des eaux retenues par des années de solitude, au creux des instincts du cerbère. Vaincu par ses propres démons, le loup ne pu qu’assister à la scène qui s’en suivit.
La lionne entra dans la caverne, laissant son chant précéder ses pas. Le loup ne pu émettre qu’un faible gémissement. Signal d’alerte, je m’éveillais, en proie à la fièvre des regrets. Devant moi elle se lova et glissa doucement son regard dans le mien. Ses babines exhalaient un parfum inconnu. Son doux ronronnement s’enfonça, lentement, en moi et vint rendre quelques vies à mes anges. Ses couleurs vinrent se mêler aux miennes et, leur rendant quelques superbes, commencèrent à tisser de nouveaux espoirs.
Voilà où j’en suis, mon corps se tarde de cesser de participer à la danse des sentiments. Mon cœur ne parvient, au souffle de la lionne, qu’à envoyer quelques étincelles de message à mes doigts. Aucune promesse dans ces mots. Que la vie vous soit douce, ne rêvez pas plus fort que vous ne pouvez le supporter. Didier |
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