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Didier D.

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Ecrire pour respirer, respirer pour vivre, vivre pour découvrir, découvrir pour comprendre, comprendre pour aimer, aimer pour avancer, avancer pour savoir, savoir pour écrire ...
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Lyly Bescribió:
Étoilehello
 
superbes textes!!!!bravo
A +
LYLY
5 Feb
...escribió:
Hello Didier, j'suis passé par hasard, c'est bien ce que tu écris ! à bientôt !
12 Ene
Etoilebleu​eescribió:
Nouvelle venueArc-en-ciel
2 Nov
07 febrero

Nous ne sommes pas ...

Nous ne sommes pas fait de silence. On ne peut vivre sans expliquer. Expliquer ce que nous sommes, expliquer ce que nous rêvons, ce que nous croyons, ce que nous craignions.

Si ce n’est pour notre interlocuteur, c’est pour nous-même que nous nous devons d’aller fouiller, ainsi, dans ce que nous sommes au creux de nous.

Il est tentant de détourner les yeux de ce nous sommes vraiment et de se laisser glisser dans le flot. Il est tentant de se contenter d’être ce qu’il est le plus simple d’être, de ne plus être que ce qu’autrui dit de nous en niant ce que nous savons être.

 

Je regarde autour de moi et je note combien, par simplicité, beaucoup préfère ne plus être que ce que le monde attend d’eux.

J’ai opté pour le silence, non pas pour ne plus m’écouter, ne plus me découvrir, mais pour ne plus parler qu’à moi et ne plus perdre de temps à expliquer.

 

Ce que j’ai vécu ? J’ai perdu …

 

J’ai perdu une grosse partie de moi, celle qui aimait le combat, qui voulait convaincre et conquérir, qui était persuadé d’avoir raison.

Comment je l’ai perdu ? L’expliquer relèverait de l’ésotérisme ou de la psychologie de bas étage. Il y eut un jour, une heure, une minute, un instant, où, soudain, tout ce qui en moi avait faim de vie a cessé de s’exprimer, un moment où l’envie de convaincre et de prouver que je n’avais pas tort s’est arrêté.

Je comprenais ce phénomène, je l’avais prévu et j’avais averti autour de moi : « Un jour, je tomberai, je déposerai les armes, je ne serai plus capable de vous aider. ».

 

Ce jour là, soudain, le guerrier en moi a lâché ses armes et mon corps a cessé d’accepter de vivre.

Etonnante formulation n’est ce pas ? Et pourtant, ce fut ainsi.

Un jour mon corps s’est mis à trembler, mes genoux à ne plus supporter mon poids. Je ne pouvais pas descendre l’escalier vers la rue sans risquer la chute à chaque pas. Je ne pouvais plus rester debout, mes reins portaient deux enclumes.

J’ai perdu, en une minute, le sommeil, même si ce ne fut jamais pour moi une terre simple d’accès. Là, tout soudain, le sommeil n’était plus. Il ne restait qu’un vague coma dans lequel je tombais.

J’ai perdu le goût. Dans ce même instant, tout perdit sa saveur. Je ne ressentais plus que très vaguement la texture de la nourriture, la densité de la boisson. Le sucré, le salé, le doux, l’amer, tout n’était plus qu’un magma indéfinissable.

J’ai perdu, dans un mouvement, la trace de mes plaisirs. Le plaisir de marcher, de regarder, de lire, d’écrire, de respirer, de sourire, de partager, de vivre …

Même le partage de moments avec mon fils avait perdu sa saveur.

 

Ai-je cherché l’aide d’un psy ? Oui …

Plusieurs même …

Le constat ? « Vous êtes juste épuisé, prenez ces cachets pour dormir et tout ira mieux. »

J’ai dormi durant des nuits et des jours dans les bras de ce coma.

Je me suis réveillé chaque jour avec plus de tremblement, plus de souffrance, moins de vie.

Il ne me manquait qu’une chose …

Une raison …

Une raison de vivre …

 

Ai-je retrouvé cela ? Je ne pense pas. Je reste incomplet et tronqué. Mais j’ai suffisamment de vie en moi pour pouvoir recommencer à rêver.

Mes rêves ? Simples et naturels …

Aller et venir sans souffrir dans mon corps.

Marcher sans raison, juste pour voir la lumière se refléter sur les couleurs.

Ecouter et entendre les mots d’autrui, non pas pour chercher le combat mais pour découvrir un autre angle de vue sur la vie.

Je ne souffre plus vraiment. Je pense que seule l’absence d’activité fait mes souffrances d’aujourd’hui. Mon corps a perdu l’habitude.

Bonne souffrance qui dit le retour à la vie qui ouvre sur une bonne fatigue qui me donne l’envie de dormir et d’aller jusque demain, régénéré et plus fort.

Mes projets ? Continuer à restaurer mes plaisirs simples, plaisir de respirer, marcher, bricoler, vivre …

Non, pas de projet lointain, de vaste attente, de pharaonisme.

Non … Juste le plaisir d’être vivant …

Le plaisir de regarder un bon reportage à la télévision en repassant.

Le plaisir de sortir mes outils et de construire une étagère, un meuble, etc.

Le plaisir de tremper la serpillière dans le seau et de frotter le sol pour en voir disparaître les traces de la vie.

Je ne peux pas rêver trop fort encore, je suis convalescent, mais je recommence à respirer et, croyez le, c’est terriblement bon.

05 abril

Et si Dieu ...

Et si Dieu ...

Et si dieu existait ? Voilà, je le crois une hypothèse qui venant de moi choquera certain. Oui, je crois en Dieu ! Pas en le dieu que nous décrive les textes dits saints, mais plutôt en ce dieu que nous envisageons parfois ... Les " écritures " nous parlent de l'idée que certains théologiens se faisait du bien, non de ce que Dieu en pense ! En effet, durant les années qui suivirent la naissance de la chrétienté, des concepts forts et des règles bonnes furent édictés. Malheureusement, à bien des moments, des hommes s'octroyèrent le droit de se déclarer les envoyés de Dieu sur terre, ses émissaires, ses ayants droits !
Ce que les premiers apôtres apportèrent au monde, fut galvaudé, modifié, humanisé. Lors de multiple synodes (réunion ecclésiastique ayant réformé les textes saints), l'homme apporta les solutions aux problèmes que Dieu avait laissé en suspend. Durant le XXème siècle, on octroya par ce biais une âme aux femmes. Grande révolution, en effet, que cet édit qui ne faisait que rétablir une vérité évincée lors du synode de Constantinople du IXème siècle. Eh oui, ce n'est que lors de ce synode, que la question, qui n'aurait su se poser sans volonté de dénigrement de la femme, de son âme fut posée. Les tendances de l'époque voulaient faire de celle-ci une esclave de l'homme, au XXème siècle, la volonté de celle-ci leur permis de regagner leur égalité religieuse.
Je penses, moi, que cette religion chrétienne que l'on se permet souvent de dénigrer a oublié sa première règle :
" Tu ne vénéreras pas les idoles "
Les idoles sont de nos jours multiples, mais l'une des plus marquantes n'est-elle pas " l'homme en blanc " ? Cet homme qui est jugé comme le " chef " de l'église par les chrétiens comme les athés !
Dieu n'a, selon moi, édicté qu'une seule règle :
" Fais le bien "
Et à chacun de trouver en lui ce qu'est " son " bien.
Face à Dieu, un seul être pourra défendre vos choix, vous ! Nul homme, nul créature, ne pourra s'interposer entre vous et lui. Si ce n'est pour ce dieu, dont l'existence importe peu, faites le bien pour le regard que vous posez sur vous. Alors, si il existe, il saura entendre les raisons de votre cœur, et, s'il n'existe pas, vous pourrez vous endormir le cœur en paix.
Je crois en Dieu, il est en moi, il me juge !

Les ombres luttent ...

23.03.01

Les ombres luttent, encore, pour sauvegarder la nuit, dans la ville, tout est calme. Les silences occupent, encore, le terrain.
Dans cette zone, en transit, de notre planisphère, les humains hésitent à accepter le défi de ce nouveau jour.
Autour de moi, les ombres humaines attendent leurs propriétaires, errants, encore, aux frontières du rêve et du réel.
Et je suis là, mes yeux regardent ce monde et hument les murmures des formes de ma vie.
Je n'ai pas les moyens de les partager, puisque mon regard n'a su se marier à un autre regard.
Alors, c'est avec toi, crayon, que je fais ce voyage. Toi qui n'a comme paysage que cette page à parcourir.
Me voici, de nouveau, au porte d'un jour, promesse langoureuse d'un hasard capricieux, passage obligé vers un demain en devenir ou étape d'un voyage vers une mort annoncée, il déroule le tapis et je choisis le pas.
Si, d'un sourire, une forme féminine allume l'étincelle dans mes yeux en sommeil, je sentirais, c'est sûr, les herses se lever et la vie me rappeler les promesses d'un avenir. Mais le sourire manque, alors, je ne glisse pas.
Si j'étais l'une des briques d'un autre avenir, si, sur moi, quelqu'un voulait construire, si la forme de mon avenir voulait être partage, je traverserais ce passage, sans même hésiter.
Mais, nul ne compte plus sur moi, alors, je ne glisse pas.
Je voyage, donc, vers l'inéluctable fin, sans remords, ni urgence, sans espoir ni attente et je relate ma course, rapportant l'ennui et les si courts printemps.

Mercenaire ...

Je suis mercenaire.
Je suis guerrier, ne vous déplaise.
Je connais les mots, je sais les gestes qui interpellent les démons, les souvenirs brûlants, les douleurs cachées.
J'ai bien des armes, des lames, des pièges pour les faire sombrer dans le feu de ma tendresse.
Je ne suis qu'un mercenaire, je cherche la richesse du cœur.
Libre dans d'appréciables délais, je ne cherche pas un type de partenaire précis.
Je ne juge pas à l'apparence, cessez de croire que vos formes m'interpellent.
J'ai quelques moments, dans mon emploi du temps, pour tenter de résoudre votre problème.
Je sais montrer que l'homme, le masculin, peut, pour certains, connaître l'Amour.
Je sais prouver que nul n'est exempt d'aimer et d'être aimé.
Je demande un salaire.
Il est élevé, alors, pensez-y bien.
Je demande a être séduit.